Nouvelle couverture feuillet paroissiel

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lundi 31 août 2015

La journée mondiale de prière pour la Création


La foi chrétienne invite chaque croyant à « cultiver et garder » le jardin de la terre. Chacun de nous est invité à réexaminer ses modes de vie, avec imagination, sans déprime et sans fatalisme, et à faire des choix concrets.



La journée mondiale de prière pour la Création
Le 1er septembre de chaque année

Par Anne Meilleur, Pastorale de la Création

C’est en 1989 que Demetrios le patriarche de l’Église orthodoxe a décidé de consacrer le 1er jour de l’année liturgique à la sauvegarde de la création. Il a ainsi invité toutes les églises du monde orthodoxe et chrétien à faire des prières de remerciement pour le grand don du monde créé, des prières pour sa protection et son salut.

Il faut savoir que le 1er septembre est le début de l’année liturgique orthodoxe. Dix ans plus tard, en 1999 le Réseau Chrétien Européen pour l’environnement reprend cette proposition. Plusieurs communautés de religions différentes vont emboîter le pas et feront une journée spéciale de prière pour la création, mais à différentes dates.

Le Pape François a décidé que l’Église catholique aura une ¨Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création¨. Cette journée sera célébrée le 1er septembre comme cela se produit parmi l’Église orthodoxe. Cela montrera notre renouvellement comme gardiens de la création et aussi notre communion avec nos frères orthodoxes. De plus, le Pape souhaite que d’autres Églises et Communautés ecclésiales se joignent à cette journée.

Je vous envoie les deux prières qui se trouvent à la fin de l’Encyclique du Pape François.

Prière pour notre terre

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que
nous protégions la vie et la beauté.
Inonde-nous de paix, pour que nous vivions
comme frères et sœurs
sans causer de dommages à personne.
Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre
qui valent tant à tes yeux.
Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté
et non la pollution ni la destruction.
Touche les cœurs
de ceux qui cherchent seulement des profits
aux dépens de la terre et des pauvres.
Apprends-nous à découvrir
la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures
sur notre chemin vers ta lumière infinie.
Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions,
dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.


Prière chrétienne avec la création

Nous te louons, Père, avec toutes tes créatures,
qui sont sorties de ta main puissante.
Elles sont tiennes, et sont remplies de ta présence
comme de ta tendresse.
Loué sois-tu.
Fils de Dieu, Jésus,
toutes choses ont été créées par toi.
Tu t’es formé dans le sein maternel de Marie,
tu as fait partie de cette terre,
et tu as regardé ce monde avec des yeux humains.
Aujourd’hui tu es vivant en chaque créature
avec ta gloire de ressuscité.
Loué sois-tu.
Esprit-Saint, qui par ta lumière
orientes ce monde vers l’amour du Père
et accompagnes le gémissement de la création,
tu vis aussi dans nos cœurs
pour nous inciter au bien.
Loué sois-tu.

Ô Dieu, Un et Trine,
communauté sublime d’amour infini,
apprends-nous à te contempler
dans la beauté de l’univers,
où tout nous parle de toi.
Éveille notre louange et notre gratitude
pour chaque être que tu as créé.
Donne-nous la grâce
de nous sentir intimement unis à tout ce qui existe.
Dieu d’amour, montre-nous
notre place dans ce monde
comme instruments de ton affection
pour tous les êtres de cette terre,
parce qu’aucun n’est oublié de toi.
Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent
pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence,
aiment le bien commun, promeuvent les faibles,
et prennent soin de ce monde que nous habitons.
Les pauvres et la terre implorent :
Seigneur, saisis-nous
par ta puissance et ta lumière
pour protéger toute vie,
pour préparer un avenir meilleur,
pour que vienne
ton Règne de justice, de paix, d’amour et de beauté.
Loué sois-tu.

Amen.

mercredi 22 juillet 2015

HOMELIE POUR LA FÊTE DE SANTE-MARIE MADELEINE, PATRONNE DE NOTRE PAROISSE


Texte de l'Évangile (Jn 20,1-2.11-18): 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: «On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis». 

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!», ce qui veut dire: "Maître" dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».





Revenons à ce récit que nous avons proclamé en cette fête. Nous contemplons Marie-Madeleine en larmes. C’est après la mort de Jésus, elle pleure. Son Jésus est mort. Mort et enterré. C’est la fin d’une belle histoire. Toute vie doit-elle s’achever ainsi ? Tous nos amours sont-ils mortels ?

L’histoire de Marie de Magdala était pourtant merveilleuse. Non, ce n’était pas un conte, mais l’histoire d’une rencontre. Elle avait rencontré Jésus, ou plutôt elle s’était laissée rencontrer. Elle avait croisé son regard. Elle, la femme pécheresse. Elle, la femme aux sept démons.

Marie-Madeleine est le modèle de la persévérance dans notre vie spirituelle : « Toute la nuit, j’ai cherché celui que mon cœur aime ! Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » Nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, dans toutes nos recherches, nous ne sommes satisfaits que si nous avons rencontré le Dieu vivant. Marie-Madeleine dans son cheminement, nous donne à contempler cette recherche du Dieu vivant. Elle avait essayé de combler son cœur de toutes sortes de manières, et s’était trompée de chemin. Quand elle rencontre Jésus, Il lui révèle le véritable Amour. C’est ce que cherchait son cœur, et qu’elle n’avait pas encore trouvé. Saint Paul dira comment il est crucifié avec le Christ, et le monde qui a crucifié son Seigneur, est un crucifié pour lui.

Marie entend la première l'annonce du dernier mystère : « Ne me retiens pas. Je ne suis pas encore monté vers mon Père ».

Elle reçoit la mission de le révéler aux Apôtres : « Va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, et vers mon Dieu qui est votre Dieu ».

Investie de cette révélation qui est aussi pour elle un double appel, celui de la foi et celui de la mission, Marie-Madeleine ne peut plus douter ; non pas de son pardon, mais de l'absolu de l'amour du Christ pour elle dont le pardon était le gage.

C'est parce qu'elle reconnaît en Jésus le Fils de Dieu qu'elle reconnaît la puissance de la grâce qui l'a convertie et la souveraineté d'une présence qui n'était pas celle d'un homme, mais du Fils de Dieu.

De cette rencontre et de ce dialogue de Marie-Madeleine et du Ressuscité, je vous invite à retenir la forte leçon.

Il nous faut renouveler notre foi en la compassion et la miséricorde du Seigneur. Nous savons nos faiblesses et nos fragilités, nos manques de résolution et de confiance. Nous sommes pécheurs et nous le savons. Nous ne méritons pas le pardon qui est toujours un passage de grâce et de lumière dans nos vies.

Nous admirons Marie-Madeleine. Nous admirons les saints.

Sachons nous en convaincre. Les saints eux-mêmes, comme Marie de Magdala, sont des pécheurs pardonnés. Madeleine n'a pas été pardonnée parce qu'elle était sainte. Elle n'est sainte que parce qu'elle a été pardonnée.



 "J' ai cherché Celui que mon coeur aime...".

Cantique des cantiques 3, 1-4.

Le grand saint Thomas d' Aquin (+ 1274) a qualifie Marie Madeleined' Apôtre des Apôtres, APOSTOLA  APOSTOLORUM  , en nous laissantce commentaire : "De même qu' une femme avait annoncé au premier homme des paroles de mort, ainsi une femme annonce en premier aux Apôtres des paroles de vie". (Super Ioannem). De fait, dans l' Evangile que nous venonsd' entendre, Marie Madeleine proclame haut et fort, devant les Apôtres encore hésitants : "J' ai vu le Seigneur, et voilà ce qu' Il m' a dit".

L' Evangéliste saint Luc -enseignera le Pape Benoit XVI-, la compte parmi les femmes qui avaient suivi Jésus après avoir été guéries d' esprits mauvais et de maladies, en précisant que d' elle, étaient sortis sept démons (8, 2).
Madeleine sera présente sous la Croix, avec la Mère de Jésus et d' autres femmes.

 Ce sera elle, au matin du premier jour après le samedi, qui découvrira le tombeau vide,auprès duquel elle restera en pleurs jusqu' à ce que lui apparaisse Jésus Ressuscité (Saint Jean 20, 11). 

L' histoire de Marie de Magdala rappelle à tous une Vérité fondamentale : le disciple du Christ est celui qui, dans l' expérience de la faiblesse humaine, a eu l' humilité de Lui demander de l' aide, a été guéri par Lui et s' est mis à Le suivre de près, devenant témoin de la Puissance de Son Amour Miséricordieux, plus fort que le péché et que la mort".
(Pape Benoit XVI. Angelus du 23 juillet 2006).

Fêter sainte Marie Madeleine, c' est fêter joyeusement le Seigneur, Celui que nous cherchons, Celui que nous aimons! (Cantique des cantiques 3, 1-4).

Fêter sainte Marie Madeleine, c' est nous rendre au pied de la Croix et lever les yeux vers le Crucifié du Golgotha afin que notre vie ne soit plus centrée sur nous-mêmes mais sur Lui qui est mort pour nous et pour tous!

Fêter sainte Marie Madeleine, c' est ensuite nous rendre dans le "jardin de la Résurrection", car c' est de là -dira saint Paul-, que "le monde ancien s' en est allé et qu' un Monde Nouveau est déjà né!" (2 Corinthiens 5, 17).

Jésus nous a réconciliés avec Son Père, "nous pouvons lever avec confiance nos regards vers le Ciel; nous ne sommes plus exposés à y rencontrer un visage irrité contre nous. Ce Ciel, Jésus nous l' a ouvert après qu' il ait été si longtemps fermé pour nous. Il nous a rendu l' héritage éternel que nos péchés nous avaient fait perdre. Par les mérites de Son Sang répandu, nous pouvons aspirer de nouveau à la Gloire et à la félicité sans terme".
(Abbé Gaussens. XXI ème instructions. Lecoffre 1888 page 175).

Avec Marie Madeleine, "l' Aoôtre des Apôtres", nous reconnaissons en Jésus le Dieu qui nous a aimés jusqu' au point de mourir pour nous, le Dieu qui nous a choisis de toute Eternité, avant la Création du monde, pour que nous soyons saints en Sa Présence.

Avec Marie Madeleine, "l' Apôtre des Apôtres", nous mesurons qu' aujourd' hui encore "comme à chaque époque et dans tous les lieux, les hommes ont besoin d' une rencontre personnelle avec le Christ, où ils puissent faire l' expérience de la beauté de Sa Vie et de la Vérité de Son Message".
(Pape Benoit XVI. Discours du 16 octobre 2008 aux évêques de l' Equateur, en visite "ad limina").

Avec Marie Madeleine, "l' Apôtre des Apôtres", nous aussi, mes frères, nous pouvons dire avec émerveillement : "J' ai vu le Seigneur!". Oui, par la Foi, nous voyons et nous entendons Celui qui est mort et Ressuscité pour tous, Celui qui doit rester pour nous la grande Joie et l' Amour de notre vie!

SAINTE MARIE MADELEINE,
TOI, "L' APÔTRE DES APÔTRES",
PRIE POUR NOUS TOUS,
TOI QUI AS VU LE TOMBEAU DU CHRIST VIVANT!
SAINTE MARIE MADELEINE,
PRIE POUR NOUS TOUS,
DISCIPLES DU SEIGNEUR,
AFIN QU' IL SOIT TOUJOURS ET PARTOUT,
CELUI QUE NOTRE COEUR AIME,
LUI, JESUS,
LE VIVANT QUI NOUS ENVOIE VERS LES AUTRES VIVANTS,
LUI, JESUS,
LA GRANDE ESPERANCE QUI SOUTIENT TOUTE CHOSE,
ICI-BAS ET DANS L' ETERNITE!
QU' AVEC TOI, MARIE MADELEINE,
JESUS RESTE L' AMOUR DE NOTRE VIE!
Amen.




Chers amis , renouvelés, nous sommes prêts à aller à travers le monde, proclamer le Royaume de Dieu. Dieu cherchera a nous recréer, le Christ contunuera à être notre Voie, notre Vérité et notre Vie.L'Esprit Saint sera notre guide et notre inspiration. Que Marie-Madeleine soit notre modèle de courage et de foi au service de l'Evangile. Par son example puissions-nous nous réjouir dans la présence de Jesus ,et crier avec joie : ¨ J'ai vu le Seigneur. ¨Que le Seigneur nous bénisse!


(D’après diverses sources) 

mercredi 24 juin 2015

Homélie pour la Fête de Saint-Jean-Baptiste le 24 juin 2015



Comme disait Mgr Jean-Claude Turcotte, decedé d'ici peu..."Il existe plusieurs manières de fêter la Saint-Jean.

On peut le faire en allumant un grand feu de joie qui célèbre la victoire de la lumière sur les ténèbres. On peut danser, chanter, manger ensemble. On peut prendre part à un spectacle qui rassemble une grande foule, jeune et enthousiaste. On peut aussi profiter de la Saint-Jean pour s'évader de la ville ou se reposer un peu à la maison.

Nous, ce matin, nous fêtons la Saint-Jean en participant à une Eucharistie qui fait mémoire de la nativité de Jean le Baptiste. C'est une tradition qui remonte loin dans le temps et que nous tenons à conserver."

Aujourd’hui ca fait 400 ans (en 1615) qu'on  a célébrée la première messe en Nouvelle France.





Vous le savez, la Nouvelle-France, le Québec Montréal et même Rigaud, ont été fondés par des femmes et des hommes qui croyaient en Dieu et au Christ. Je pense à Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec.
La première messe célébrée sur l'île de Montréal eut lieu le 24 juin 1615 à la rivière des Prairies, par le père Denis Jamet assisté du père Joseph Le Caron, Récollets. Au sujet de cette première messe dite sur l'île du Mont Royal, Samuel de Champlain déclare :
« et le jour suivant, je party de là pour retourner à la rivière des Prairies, où estant avec deux canaux de Sauvages, je fis rencontre du père Joseph [Le Caron], qui retournoit à notre habitation, avec quelques ornements d'Église pour celebrer le saintc Sacrifice de la messe, qui fut chantee sur le bord de ladite riviere avec toute dévotion, par le Reverend Pere Denis [Jamet], et Pere Joseph [Le Caron], devant tous ces peuples qui estoient en admiration, de voir les ceremonies dont on fait et des ornements qui leur sembloient si beaux, comme chose qu'ils n'avoient jamais veuë: car c'estoient les premiers qui ont celebré la Saincte Messe. »
Je pense à Mgr François de Montmorency-Laval, premier évêque de Québec; il structura l'Église de la Nouvelle-France. Je pense à Marie de l'Incarnation que le pape Jean-Paul II a béatifiée en 1980 et que le Pape François a canonisée en avril (3) de l’année passée. Elle fut à la fois« mystique et femme d'action, mère et religieuse, femme d'affaires et éducatrice. »

Rigaud est fondée en 1783 alors qu'y est construite la première maison. Une première chapelle est érigée en 1800. En 1820, une première église, l’église Sainte-Madeleine, est construite en Pierre.  Le nom de la paroisse de Sainte-Madeleine-de-Rigaud rappelle sainte Marie Madeleine de même que Louise-Madeleine Chaussegros de Léry, fille de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry et épouse de Michel Chartier de Lotbinière, seigneur de Rigaud. En 1844, une première croix est érigée sur le sommet de la montagne de Rigaud.

En 1850, le curé Joseph Désautels fonde le Collège Bourget sur la recommandation de l'archevêque de Montréal, Ignace Bourget.

En 1856, le presbytère de Sainte-Madeleine de Rigaud est détruit par un incendie. En 1859, les sœurs de Saint-Anne s’établissent à Rigaud. En 1874, le sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes sur la montagne de Rigaud est créé.
 Le presbytère est construit en 1901, alors que la statue du Sacré-Cœur est érigée deux ans plus tard. 

En 1920, l’église Sainte-Madeleine, érigée cent ans plus tôt, est reconstruite.
 En 1933, les sœurs de Sainte-Anne ouvrent le Jardin de l'enfance, école primaire, aussi surnommé le Petit collège car il prépare à l'entrée au Collège Bourget.

En 1940 on bâtit la maison Charlebois pour la formation des novices clercs de Saint-Viateur de Montréal et pour l’infirmerie pour les religieux malades. En 1951, la croix sur la montagne de Rigaud devient illuminée.

 J'évoque ces grandes figures de notre histoire – en regrettant de devoir me limiter à quelques noms – parce qu'elles ne sont pas étrangères à la célébration annuelle de la Saint-Jean.

Les premières valeurs humaines et spirituelles qui nous ont été transmises étaient chrétiennes. Avec ses hauts et ses bas, ses ombres et ses lumières, toute notre histoire a été marquée par ces valeurs. Sans elles, nous ne serions pas ce que nous sommes devenus. Ce n'est pas en disant « je ne me souviens plus », mais en proclamant « je me souviens » qu'un peuple peut continuer à grandir.
Ces valeurs que les fondateurs nous ont léguées d'où venaient-elles?

Elles venaient tout droit de cet homme Jésus que Jean le Baptiste a eu mission de désigner à ses concitoyens. « Ce n'est pas moi »celui que vous attendez, leur a-t-il dit, ce n'est pas moi le messie, ce n'est pas moi le sauveur que vous espérez, mais « le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales ».

 Saint Jean le Baptiste, personnage du Nouveau Testament, fut prédicateur en Palestine au temps de Jésus-Christ. Dans le christianisme, c'est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus-Christ, qui l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu », et lui avoir donné ses propres disciples.













Que nous enseigne encore la fête de la nativité de Jean Baptiste ? 


La naissance de Jean-Baptiste fut pour ses parents Zacharie et Élisabeth un événement inespéré. Ils étaient âgés et à leurs yeux l’avenir ne devait plus leur offrir grand chose. Mais voilà qu’est survenu l’inconcevable. Une bonne nouvelle comme ils n’en attendaient plus ! Un fils. 

Ainsi donc par sa naissance, Jean-Baptiste nous dit : Que Dieu n’a pas encore dit son dernier mot dans notre vie et dans le monde. Il a encore de bonnes surprises à nous faire. 

Nous sommes appelés à entendre ce message, à ouvrir les yeux et à reconnaître les heureux événements qui jalonnent notre route. Ils ne sont pas souvent spectaculaires, mais ce sont autant de petits signes qui disent que le bon et le bien ne se sont pas détournés de nous. À travers eux, le Seigneur nous fait des clins d’œil. Il nous dit : « Ne te ferme pas, ne te replie pas sur toi-même et sur ce qui te pèse. » 

Jean-Baptiste encourageait les gens à pratiquer la Loi, à être bons, à partager. Il les appelait à la conversion, à une vie nouvelle. Il essayait de ranimer l’espoir. Et on venait à lui. 

Il me semble que malgré tout nous  n’avons pas plus de raison d'être pessimistes car Jean-Baptiste a beaucoup de fils et de filles qui, comme lui, sèment autour d’eux de l’espoir. Au milieu de leur famille ou de leur quartier, dans leur métier ou leurs loisirs, en paroles ou en actes, ils remettent de l’espoir dans les cœurs. Fêter Jean-Baptiste, c’est prendre le temps de reconnaître ces hommes et ces femmes, de les remercier et surtout de prier pour eux afin qu’ils ne se prêchent pas eux-mêmes mais celui qui vient âpres eux dans un monde où règnent souvent la déception, la désillusion, le défaitisme, la déprime. 

Enfin souvenons-nous que la vie et le ministère de Jean ne s’expliquent pas en dehors de leur référence à Jésus. Le nom de Jean signifie « Dieu fait grâce ». C’est ce que Dieu réalise pour nous aujourd’hui. De manière inattendu “Dieu fera grâce il nous donnera la joie d’être ses filles et ses fils. 

Jean le Baptiste était un homme tout d'une pièce. Il était d'une droiture à toute épreuve et d'une sincérité jamais prise en défaut. Jésus a dit de lui qu'il était un prophète, « et bien plus qu'un prophète »,puis il a ajouté que « parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ». Jean le Baptiste a été le plus grand parmi les hommes et parmi les prophètes parce qu'il lui a été confié la tâche de désigner Jésus comme l'envoyé de Dieu et parce qu'il a accompli cette tâche d'une manière admirable. Il a parlé avec force et avec clarté, s'oubliant entièrement lui-même pour mieux accorder toute la place à celui dont il révélait la présence au monde.

Chers amis, une des très grandes richesses que les fondateurs de la Nouvelle-France nous ont léguée, c'est l'Évangile de Jésus qui est le Messie, le Sauveur, la Lumière du monde, le Fils de Dieu. Cet Évangile enseigne le respect dû à toute personne, petite ou grande, naissante ou mourante, riche ou pauvre, malade ou en bonne santé.

Cet Évangile va plus loin encore. Il accorde la priorité aux plus petits, aux plus faibles, aux plus pauvres, aux rejetés, aux méprisés de toute société. Il invite à découvrir en toute personne le visage même de Dieu. Pour construire la paix, l'Évangile de Jésus appelle au pardon et à la réconciliation, à la justice, au partage et à l'entraide.

Il fustige le mensonge et encourage la recherche de la vérité.
Cet Évangile annonce la victoire de la vie sur la mort.
Il invite à communier déjà à la vie de Dieu.
Il promet notre résurrection future.
Mais surtout, par-dessus tout, il prêche l'amour.
« Dieu est amour », a écrit saint Jean.
Et Jésus a dit : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. »
Et il a énoncé cette règle que nous appelons « la règle d'or» : « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. »

En fêtant aujourd'hui Jean le Baptiste, nous rendons grâce aujourd'hui pour l'héritage qui nous a été légué, et nous affirmons notre volonté de le préserver, d'en vivre et de le transmettre. Que Dieu nous y aide.


À vous toutes, à vous tous, je souhaite une très heureuse fête de la Saint-Jean.  Amen.

P. Gustavo Quiceno. mxy
Pretre de service Paroisse Ste-Madeleine 


++++++


La fête célébrée ce jour-là, le 24 juin, était la même qu’à notre époque :
La Nativité de saint Jean-Baptiste. Nous savons que cette fête est célébrée à cette date dans l’Église Catholique depuis le 5e siècle. Mais une question peut surgir à notre esprit à savoir si cette première messe sur l’île de Montréal était la première célébration de la fête de la Saint-Jean-Baptiste au Canada. La réponse est non. Les premières célébrations de cette fête chrétienne en Nouvelle-France auraient eu lieu dès 1606. Des colons français se dirigeant vers ce qui deviendrait l’Acadie firent escale à Terre-Neuve et célébrèrent, le 24 juin, la Saint-Jean-Baptiste sur les côtes.

Donc, depuis les premiers temps de la colonie en Nouvelle-France jusqu’à nos jours, la dévotion à saint Jean-Baptiste s’est propagée au Québec et en terre canadienne. Les Relations des Jésuites racontent que, dès 1636, nos ancêtres célébraient avec éclat la fête de la Saint-Jean.
Pour ce qui est de la fondation de la fête nationale elle remonte à 1834. M. Ludger Duvernay en fut le père et l’organisateur.

Quelles sont les raisons qui ont porté les Canadiens d’alors à adopter saint Jean-Baptiste pour leur patron ?
On sait que depuis de longues années, on désignait les Canadiens français sous le nom de Jean-Baptiste, sans doute à cause du nombre considérable de ceux qui portaient le nom du saint patron. Ajoutons que les fondateurs de la Société Saint-Jean-Baptiste avaient probablement en vue de rappeler le souvenir de la fête de la Saint-Jean que nos ancêtres célébraient à Québec dès les premiers temps de la colonie.

C’est ainsi que cette même Société Saint-Jean-Baptiste fit ériger en 1915, près de la rivière des prairies, un monument rappelant la première messe avec cette inscription : En souvenir du troisième centenaire de la première messe au Canada, célébrée sur le bord de la rivière des Prairies par le Père Récollet Denis Jamet, assisté du Père Joseph le Caron, en présence de Champlain, le 24 juin 1615, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a fait ériger ce monument le 24 juin 1915.   (Georges Morin, o.f.m) 




Références:

Homélie de Mgr Turcotte, fête pour la St-Jean-Baptiste 2007.


Wikipedia.org

http://www.francoisdassise.ca/la-premiere-messe-dite-sur-lile-de-montreal/




mercredi 1 avril 2015

Ver le 5 avril: Dimanche de Pâques



4 AVRIL 2015

VEILLÉE PASCALE B

Sans bruit, Dieu fait de grandes choses

 Pour bien célébrer la Veillée pascale, il est nécessaire d’abord de comprendre et de prendre le temps de bien vivre les symboles déployés: la bénédiction du feu nouveau, le cierge pascal, l’eau versée, le pain rompu et la coupe partagée. De plus, il faut nous familiariser avec les textes bibliques qui occupent une grande place dans la célébration. Les actions symboliques et les textes de la parole de Dieu nous permettent de célébrer le mystère de la victoire de Dieu sur le péché et la mort qui se réalise en Jésus, le Crucifié ressuscité.

Genèse 1, 1.26-31
Genèse 22, 1-13.15-18
Exode 14, 15 – 15, 1a
Baruc 3, 9-15.32 – 4, 4
Ézékiel 36, 16-17a.18-28
Romains 6, 3b-11
Marc 16, 1-8





5 AVRIL 2015
DIMANCHE DE LA RÉSURRECTION DU SEIGNEUR

 «Vous êtes ressuscités avec le Christ»

Le matin de Pâques, Pierre et Jean ne voient pas le Ressuscité, mais le tombeau ouvert et les linges mortuaires repliés. Ce sont des signes de l’Absent. Pourtant, c’est lui qui attire le regard de leur cœur vers sa présence. Christ est vivant. Il est ressuscité. Le témoignage de Marie Madeleine et celui de Pierre et de Jean nous sont adressés aujourd’hui. Ils ne peuvent être accueillis que dans la foi.

Actes 10, 34a.37-43
Psaume 117 (118)
Colossiens 3, 1-4
Jean 20, 1-9


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean




 01 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
02 Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
03 Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
04 Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
05 En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
06 Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
07 ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
08 C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
09 Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.


Réflexion

Pas un Mc Do, mais le Festin des Noces de l'Agneau

C’est une habitude sympathique chez les jeunes du patro  que de se retrouver au Mc Do.  Après le match de football du samedi soir, au retour du stade et encore tout transpirants, attablés à engouffrer un Big Mac, un double cheese ou autres hamburgers de ce genre, ils partagent un moment de détente amical et  convivial. Il arrive, bien sûr, que l’un ou l’autre ait un empêchement et ne puisse y prendre part. La présence n’est ni obligatoire ni capitale ; il ne s’agit que d’un Mc Do.
 Il arrive qu’un événement solennel marque la vie de l’un ou l’autre de ces jeunes : leur mariage, par exemple, ou leur engagement dans la Vie Religieuse comme ce fut le cas pour le Frère Damien. Quelle joie alors, après avoir lancé les invitations, de se voir entourer le jour "J" par sa famille et ses amis ! On exulte : ils sont là ; ils sont venus, ils ont répondu à l’invitation. Il y a de multiples visages, une foule de connaissances. Notre cœur vibre de toute part. Mais après ce premier mouvement, on remarque parfois que tel de nos meilleurs amis est absent, sans motif, sans même donner signe de vie … et ça fait vraiment mal. "Je comptais sur lui, j’espérais sa présence, et voilà qu’il m’a lâché et oublié en ce si grand jour. Ce n’était pas une simple invitation au Mc Do ; c’était mon mariage, ma consécration religieuse ; Mon ami, où étais -tu ?"
 Le Seigneur Dieu nous invite et c’est prodigieux ! non point pour passer avec lui un bon temps du type soirée Mc Do, mais pour prendre part au festin des noces de l’Agneau. En son Fils, Jésus, "il a détruit la mort pour toujours". Par sa mort et sa résurrection, il nous a rachetés, il nous a rendu la vie. En chaque messe, nous pouvons nous écrier : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions et il nous a sauvés : c’est lui le Seigneur… ».
 Vous le savez, certaines églises de notre pays se vident et sont vides. Quel drame ! L’amour n’est pas aimé ; le Seigneur n’est pas écouté ; les invités ne sont pas intéressés. Notre église paroissiale N’EST PAS VIDE et nous en rendons grâce à Dieu. Pourquoi ? parce que vous voulez être véritablement les amis de l’époux, vous voulez vous laisser aimer et sauver, vous voulez répondre à l’Amour par l’amour. En chaque messe, le prêtre rappelle : « Heureux êtes-vous d’être invités au festin des noces de l’Agneau ». Quelle béatitude ! Le Seigneur nous attends et nous espère. Il compte sur nous alors qu’il s’offre pour nous. Il scrute notre église, il regarde chaque visage …et si nous ne sommes pas là … ça fait vraiment mal.

 (P. Gilles Morin)

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