Nouvelle couverture feuillet paroissiel

Nouvelle couverture feuillet paroissiel

vendredi 1 août 2014

3 août 2014: 18e Dimanche du Temps Ordinaire A

MOT D’ACCUEIL

Jamais insensible aux besoins et aux attentes des personnes souffrantes et affamées, Jésus est même saisi de pitié. Demandons-lui qu’il nous rende attentifs aux appels des gens que nous rencontrons et que nous puissions y répondre avec générosité par le partage du peu que nous avons.


ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU 14, 13-21

Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.
Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : «L’endroit est désert, et il se fait tard. Renvoie donc la foule: qu’ils aillent dans les villages s’acheter à manger!» Mais Jésus leur dit: «Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger.» Alors ils lui disent: «Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons.» 
Jésus dit: «Apportez-les-moi ici.» Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction: il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.


Comment être capable de manger avec les autres ?

Il y avait un homme qui avait jusqu’ici bien réussi sa carrière : travail intéressant et reconnu, bon salaire, évaluation élogieuses de son rendement. Sa vie de couple évoluait assez bien et les enfants semblaient heureux. Pour les parents et amis, il était l’homme idéal. Tout était parfait, sauf sur un point. L’homme avait des problèmes d’alcool. Pendant un certain temps, il avait réussi à tout dissimuler, grâce surtout à ses nombreux voyages. Mais sa conjointe avait commencé à noter des choses étranges : oubli de l’anniversaire des enfants, tendance à s’isoler, humeur irritable et parfois violente, nombreuses réunions imprévues à la dernière minute sur lesquelles il restait très vagues et dont il ne revenait que tard le soir, ou encore longues soirées enfermées dans son bureau à la maison. Une première crise éclata lorsque la conjointe trouva par hasard certaines bouteilles vides dans le sac des vidanges ; il avait négligé de les enfouir dans les poubelles voisines. Il jura que c’était la seule fois, qu’il avait la situation en main et qu’il ne recommencerait plus. Ce fut vrai… pendant un certain. Et tout recommença. Malgré ses efforts pour tout dissimuler, il s’est laissé surprendre un soir, un ver à la main, dans un état d’ébriété avancé. Devant tant de mensonges et de dissimulations, la femme décida de mettre son conjoint au pied du mur : il fallait trouver une solution définitive ou c’était la fin de leur mariage. L’homme pleura amèrement, avoua sa dépendance, cria son besoin d’aide et s’engagea moins à ne plus jamais boire qu’à dire constamment la vérité. C’est ainsi que cet « homme idéal », en prenant la route de la vérité, retrouva le chemin de la guérison et le chemin de la liberté. Sa conjointe lui offrît tout le soutien dont il avait besoin et la vie de couple reprît avec une profondeur nouvelle.

Cette histoire que je viens de raconter permet d’entrer dans l’évangile de Matthieu sur la multiplication des pains. Nous oublions trop souvent le début du récit : « Voyant devant lui une foule immense, Jésus fut ému de compassion pour tous ces gens et se mit à guérir leurs malades. » Qui sont ces gens à la recherche de Jésus, au point de le sortir de sa retraite dans le désert ? Des gens qui ont besoin d’aide. Ce sont des gens souffrants. Quand on souffre trop, toutes nos énergies se centrent sur le combat contre la douleur, et il en reste très peu pour s’intéresser aux autres et à l’ensemble de l’humanité. Et on n’a pas tellement d’appétit.

Mais Jésus passe la journée à guérir les gens et voilà qu’ils retrouvent leur vigueur. D’expérience nous savons qu’après être libéré d’une longue maladie, notre cœur est maintenant prêt pour la fête. Nous avons alors l’énergie suffisante pour nous ouvrir aux autres et au monde. Voilà le contexte de notre récit.

Mais attention ! Il ne s’agit pas ici de simplement manger. S’il s’agissait de simplement manger, pourquoi Jésus se serait-il opposer à ce que les gens aillent se ravitailler dans les villages voisins, comme le proposaient ses disciples ? D’expérience nous savons que lorsque nous invitons des gens à la maison pour un bon repas, c’est que nous voulons vraiment entrer en relation, nous cherchons une forme d’intimité et de communion. C’est ce que propose Jésus. Et il le propose parce que les gens en sont maintenant capables, après avoir été guéris. Et cette communauté humaine sera possible avec le peu qu’ils ont, 5 pains et 2 poissons. C’est peu, mais en acceptant de donner ce peu qu’on a, tout devient possible.
Nous avons de manière très synthétique dans ce récit un aspect du drame humain. À titre divers, nous sommes des gens qui avons besoin de guérison. J’ai mentionné l’histoire de l’alcoolique, j’aurai pu parler des multiples formes de dépendance : drogues, jeux, pornographie, pédophilie, prostitution, pouvoir, argent. Il ne se passe pas une semaine sans que les journaux fassent la manchette avec un scandale, comme ce chef d’un groupe anti-corruption devenu client d’une maison de prostituées de luxe ou ce courtier d’une grande institution bancaire soupçonné de fraude. Mais l’éclatement au grand jour de ces problèmes peut être le premier pas vers la guérison. Car la guérison commence avec la vérité sur soi. Et avec la guérison vient la capacité de s’ouvrir aux autres, de rétablir les liens, de reconstruire la communauté.

Comme croyant, nous voyons dans toute guérison et reconstruction de la communauté l’œuvre du même Jésus qui a nourri cette foule sur le bord du lac. Mais en même temps le défi demeure : sommes-nous capables d’espérer que malgré tous les échecs personnels et collectifs, cette même force est aujourd’hui à l’œuvre dans le monde et à laquelle il nous faut nous associer?


 La messe est le plus grand des transformateurs.

Le Père Mansour Labaky, prêtre libanais qui est tout à la fois écrivain, poète, compositeur de musique, interprète, fondateur d'orphelinats, raconte ce souvenir émouvant. Il est d'une famille très pauvre et il a de nombreux frères et soeurs. Il entre au séminaire. Sa maman a beaucoup de travail à la maison. Pour se donner du courage, elle invente ce stratagème. Chaque fois qu'elle fait quelque chose qui lui coûte, elle dépose un grain de blé dans un bocal ( un « sacrifice », disons-nous. Les Italiens disent: un fioretto, une « petite fleur »: c'est beaucoup plus positif. Aujourd'hui, d'ailleurs, on ne veut pas entendre parler de sacrifices, mais on parle d'entraînement: c'est tout aussi difficile. Pour arriver à un bon niveau au foot, au tennis ou en musique, il faut un régime strict, de l'exactitude sur le terrain, l'obéissance au coach, de l'assiduité, des efforts, de la persévérance...). Bref, cette maman avait trouvé cette astuce pour faire son ménage, participer à la messe, prier, bien faire la cuisine ou le repassage, aider les voisines, ne pas se mettre en colère pour rien, repeindre une pièce, etc. Et elle offrait chaque fois ce grain de blé pour que son fils Mansour aille au bout de sa vocation et devienne un bon prêtre. Au bout de cinq années de séminaire, Mansour va être ordonné. La veille de son ordination, sa maman moud tous les grains de blé qui remplissent le bocal. Elle tamise la farine. Elle pétrit la pâte. Et elle confectionne les hosties qui vont servir à la première messe de son fils prêtre. Quel merveilleux symbole: tous les sacrifices, tous les fioretti de cette maman deviennent le Corps du Christ.


La messe est le plus grand transformateur. Un transformateur est un appareil qui fait passer de 735,000 volts à de l'électricité utilisable, 220 volts ou 110 volts. Par la messe, l'amour infini de Dieu nous devient accessible. C'est un « transfo » aussi en un autre sens: en unissant nos vies à la sienne, Jésus en fait du salut, de la rédemption...


Une prière:

Christ, tu n'as pas de main; tu n'as que nos mains pour faire ton travail aujourd'hui.
Christ, tu n'as pas de pied; tu n'as que nos pieds pour conduire les humains sur ton chemin.
Christ, tu n'as pas de lèvres; tu n'as que nos lèvres pour parler de toi aux humains d'aujourd'hui.
Christ, tu n'as pas d'aide; tu n'as que notre aide pour mettre les humains à tes côtés.
Nous sommes la seule Bible que le public lit encore.
Nous sommes le dernier message de Dieu, écrit en actes et en paroles.

(D'après une prière du XIVe siècle)


Source:

http://mystereetvie.com/Mz141321.html 

http://paroissesaintefamilledevalcourt.org/mt_14,13-21_a_18e_dimanche_ordinaire_3aout2014.htm

Otras fuentes:

http://semainierparoissial.com/documents_textes/Textes.pdf

http://www.cursillos.ca/formation/reflexion-chretienne.htm

http://dimancheprochain.org/4606-homelie-du-18eme-dimanche-du-temps-ordinaire-3/#more-4606


jeudi 28 novembre 2013

le 1er decembre 2013: Premier dimanche de l'Avent A


Nous entrons dans une nouvelle année liturgique, qui débute par le temps de l’Avent. Temps de préparation à la fête de Noël, temps de conversion, temps de réveil, l’Avent nous rappelle que Dieu est venu en Jésus Christ et qu’il reviendra pour la grande conclusion de son œuvre. Que le rappel de sa miséricorde nous redonne espérance et courage sur le chemin de la vie.


Évangile de Notre Seigneur Jésus-Christ selon San Matthieu 24 37–44

La venue du Fils de l’Homme
29 “Mais après l’épreuve de ces jours-là, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté, les étoiles tomberont du ciel et les forces cosmiquesseront déréglées.
30 “Alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’Homme, et toutes les races de la terre se frapperont la poitrine quand elles verront le Fils de l’Homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire. 31 Il enverra ses anges avec une trompette sonore pour rassembler ses élus des quatre points de l’horizon, du plus lointain de l’univers.
32 “Écoutez cette leçon tirée du figuier. Lorsque sa ramure redevient souple et que des feuilles lui poussent, vous savez que l’été est proche ;33 vous de même, quand vous verrez tout cela, sachez que c’est tout proche, sur le pas de la porte. 34 En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive. 35 Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
36 “Quant à ce Jour, et quand ce sera l’heure, personne ne sait rien, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils : seul le Père.
37 “La venue du Fils de l’Homme rappellera le temps de Noé. 38 Quelques jours encore avant le déluge, les gens mangeaient, ils buvaient, hommes et femmes se mariaient, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. 39 Ils n’ont rien su jusqu’à ce que vienne le déluge, et il les a tous emportés. Ce sera pareil pour la venue du Fils de l’Homme. 40 Alors, de deux hommes dans un même champ, l’un sera pris, l’autre laissé. 41 De deux femmes qui tournent la meule côte à côte, l’une sera prise, l’autre laissée.”
Soyez prêts
42 “Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure de la nuit vient votre Seigneur. 43 Pensez-y : si le maître de maison savait quand, cette nuit, viendra le voleur, il resterait éveillé et ne le laisserait pas percer son mur.44 Soyez donc prêts, vous aussi, car le Fils de l’Homme vient à l’heure que vous ne savez pas.
(Traduction de la Bible des Peuples)


TEMPS DE L’AVENT

Avent est la transcription française du latin Adventus qui désigne l’acte d’arriver, le fait d’être arrivé ; les poètes de Rome ont parlé de « l’arrivée du jour ». Ce que l’Église célèbre, c’est l’avènement de Notre Seigneur Jésus Christ, et le titre même de ce temps de préparation qui pourrait désigner la fête de Noël elle-même montre assez la relation qu’il soutient avec la célébration et le temps de la Nativité.

Le cycle liturgique s’est terminé par la mémoire du Christ-Roi ; il commence par une méditation sur le second avènement, la parousie, qui marquera la fin des temps (premier dimanche) et conduit jusqu’à la fête de la venue du Christ dans la chair (Noël).

L’idée de préparation à la venue du Christ confère une ressemblance particulière à ce temps de l’année avec toute la période qui a préparé la venue du Christ, l’Ancien Testament : « Depuis plus de quatre mille ans nous l’annonçaient les saints prophètes », chantait le vieux cantique. On va donc y relire les passages prophétiques de la Bible qui sont en relation avec la venue du Messie, particulièrement ceux d’Isaïe, de Michée, de Malachie. Un autre trait de l’Avent sera d’évoquer la préparation immédiate non plus à la naissance proprement dite, mais à la manifestation du Christ dans son ministère public ; aussi l’Avent va-t-il faire une grande part à celui qui prépare les voies, saint Jean Baptiste.

De manière plus intime, l’attente se fait avec Notre-Dame qui a porté l’enfant dans son sein et, comme toutes les mères, a vécu avec lui en communion étroite dans la foi aux paroles de Gabriel : Bienheureuse celle qui a cru (Luc 1.45). À l’approche de Noël, on fera mémoire de la conception virginale, de la Visitation, de l’émerveillement d’Élisabeth, et du chant d’action de grâces de Marie, le Magnificat. Avec elle, l’attente est à la fois recueillie et joyeuse. À partir du 17 décembre, commence une attente de huit jours, plus intense, préparation directe par la joie et le désir à l’avènement du Christ et à sa venue dans la vie de chacun. La liturgie de l’Avent comporte une part de pénitence, marquée par la couleur liturgique, le violet, mais l’attente joyeuse domine.


Homélie
Vivre les réalités temporelles, en croyant en Dieu

1. Ce qu’il y a de beau, de bon, de profondément humain, mérite qu’on y fasse attention. On ne peut passer par-dessus une telle réalité, sans s’en occuper, comme humain et comme chrétien.
À la dernière session du Concile Vatican II, à l’automne 1965, on publiait le schéma conciliaire ‘L’Église dans le monde de ce temps’. On nous disait de respecter l’autonomie des réalités temporelles: la dignité de la personne humaine, l’activité humaine, la dignité du mariage et de la famille, l’essor de la culture, la vie économique, la vie sociale, la vie politique, la paix dans le monde.
Rien de profondément humain n’est étranger au Royaume des cieux (au Royaume de Dieu). La Bible ne méprise pas les réalités temporelles et humaines, et ne les rejette encore moins, parce que les réalités humaines touchent tout le monde (selon la Genèse, premier livre de la Bible).
2. Noé, patriarche de l’Ancien Testament (de la Première Alliance), vivait comme tout le monde, ainsi que sa famille. Le seul domaine, en quoi il n’était pas comme les autres, était qu’il croyait au Dieu unique, personnel, qu’il priait, en qui il avait confiance et il agissait en tenant compte de lui.
C’est à cause de la foi en Dieu, vécue par Noé et sa famille, que Jésus ose dire: "Veillez, c’est-à-dire priez." C’est pour cette raison que toutes nos préparations de fête ne doivent pas oublier le principal: le fêté, Jésus lui-même, sa naissance, sa venue parmi nous, en nous.
3. Comment se préparer à sa venue, à sa naissance à l’intérieur de soi?
En vivant mieux les réalités de chaque jour: la bonté, la réconciliation, et la prière.
"Regardez de mon côté, pourrait dire le Seigneur, écoutez ma parole; mettez-la en pratique; votre vie pourra s’améliorer; vous retrouverez la paix, la lumière".
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(Histoire - blague religieuse)
Un peu d’humour en passant:
* Un blanc arrive aux portes du Paradis, accueilli, comme de bien entendu par Saint-Pierre.-"Alors dis-moi ce que tu as fait de bien ? lui demande Pierre-"Ce que j'ai fait est formidable...je viens de l'Alabama, en plein cœur du Ku Klux Klan américain, j'ai lutté en tant que chrétien contre cette plaie ignoble qu'est le racisme.Ma fille aimait un noir et j'ai accepté contre l'avis de mon entourage qu'elle l'épouse!Mais cela ne fait rien, j'ai accepté! Malgré la présence des troupes cagoulées du KKK, j'ai continué sans faire marche arrière"-"Tu as fait cela dans l'Alabama?" lui dit Pierre, admiratif-"Oui!"-"Et il y a combien de temps?Le gars regarde sa montre:-"Y'a à peu près dix minutes, maintenant!"

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Autre histoire:
Les deux musiciens
Deux musiciens qui aimaient beaucoup jouer de la musique ensemble ont fait un pacte.
Ils se sont dit que le premier qui mourait venait dire à l’autre ce qui se passait de l’autre bord.
L’un est mort et après un certain temps il est revenu dire à l’autre: "J’ai deux nouvelles à t’apprendre, une bonne et une mauvaise.
La bonne, c’est que là- bas il y a une musique extraordinaire. C’est vraiment formidable.
La mauvaise, c’est que la semaine prochaine tu vas venir jouer avec nous autres.
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Histoire vécue (extraite de « 1er Bol de Bouillon de Poulet pour l'Âme » de Canfield et Hansen)
Sur le courage

« Alors du penses que je suis courageuse? » demanda-t-elle.
« Oui, je le pense. »
« Tu as peut-être raison. Mais c'est parce que j'ai eu des professeurs dont j'ai pu m'inspirer. Je vais te parler de l'un d'eux. Il y a plusieurs années, quand j'étais bénévole à l'hôpital Stanford, j'ai connu une petite fille nommée Lisa qui souffrait d'une maladie rare et très grave.
« Sa seule chance de guérison semblait être de recevoir une transfusion sanguine de son frère â gé de cinq ans, qui avait miraculeusement survécu à la même maladie et avait développé les anticorps nécessaires pour la combattre.
« Le docteur expliqua la situation au petit frère et lui demanda s'il était prêt à donner son sang pour sa soeur. Je l'ai vu hésiter un instant puis prendre une grande respiration avant de répondre: « Oui, je vais le faire si ça peut sauver Lisa. »
« Durant la transfusion, il était étendu dans le lit à côté de Lisa et il souriait, comme souriions tous en voyant la petite fille reprendre des couleurs. Puis le visage du petit garçon devint pâle et son sourire disparut. Il regarda le docteur et demanda d'une voix tremblante. « Est-ce que je vais commencer tout de suite à mourir.? »
« Parce qu'il était trop jeune, le garçon avait mal compris le docteur; il pensait qu'il lui faudrait donner tout son sang.
« Oui, j'ai appris le courage, ajouta-t-elle, parce que j'ai eu des professeurs dont j'ai pu m'inspirer. »
Dan Millman

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Réflexion venant de la Bible:
La vieillesse et la mort (Qo 12,1-7

Souviens-toi de ton Créateur aux jours de ton adolescence, — avant que ne viennent les mauvais jours et que n'arrivent les années dont tu diras: «Je n'y ai aucun plaisir»,
avant que ne s'assombrissent le soleil et la lumière et la lune et les étoiles, et que les nuages ne reviennent, puis la pluie,
au jour où tremblent les gardiens de la maison, o ù se courbent les hommes vigoureux, où s'arrêtent celles qui meulent, trop peu nombreuses, où perdent leur éclat celles qui regardent par la fenêtre,
quand les battants se ferment sur la rue, tandis que tombe la voix de la meule, quand on se lève au chant de l'oiseau et que les vocalises s'éteignent;
alors, on a peur de la montée, on a des frayeurs en chemin, tandis que l'amandier est en fleur, que la sauterelle s'alourdit et que le fruit du câprier éclate; alors que l'homme s'en va vers sa maison d'éternité, et déjà les pleureuses rôdent dans la rue;
avant que ne se détache le fil argenté et que la coupe d'or ne se brise, que la jarre ne se casse à la fontaine et qu'à la citerne la poulie ne se brise,
avant que la poussière ne retourne à la terre, selon ce qu'elle était, et que le souffle ne retourne à Dieu qui l'avait donné.
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MARCHONS À LA LUMIÈRE DU SEIGNEUR

Présentation du thème de l'Avent 2013 (venant de la revue Vie Liturgique)
Histoire de mise en marche venant de l'unité pastorale de Granby.
Le prêtre de la paroisse porte une question: « Comment puis-je être le pasteur? »
Une intuition surgit: l'Église doit redevenir missionnaire! Les baptisés doivent sortir de leurs murs pour aller à la rencontre des hommes et des femmes de ce temps au nom de Jésus Christ. Marcher avec eux, parce que Jésus, déjà, les accompagne.
Comment faire? Une équipe se constitue. C'est ainsi que naît la Halte Saint-Joseph: un petit local qui donne sur la rue, rénové avec simplicité. Des missionnaires iront deux par deux à la rencontre des gens, pour écouter les gens.
D'autres assureront une permanence au local, pour accueillir les gens, prier avec eux, accompagner ceux qui ont besoin d'aide. L'essentiel sera d'être avec... Et le Christ dévoilera sa présence à son heure.
La réponse des gens est remarquable.
Cette histoire fait du bien. C'est l'histoire d'un éveil et c'est précisément par une invitation au réveil que débute l'Avent.

« On mangeait, on buvait, on se mariait. »  (Mt 24,38ss). Rien de répréhensible. Aucune dérive morale.
« Deux hommes seront aux champs: l'un est pris, l'autre laissé... Veillez donc »
Nous aussi, nous sortons d'un temps où les choses allaient de soi: l'église était au milieu du village et la voilà cantonnée dans la périphérie.
Comme les auditeurs de Jésus, nous sommes devant un choix: manger, boire, nous marier, travailler comme d'habitude, sans trop penser aux transformations radicales que traverse notre époque. C'est la tentation de l'immobilisme. Ou nous pouvons, au contraire, nous laisser saisir par un éveil, l'urgence d'un avènement: « Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. » (v. 42)
Le chrétien croit à la vie éternelle. Et cette vie est déjà commencée. C'est maintenant, à chaque instant où nous faisons le choix d'être ou de ne pas être attentif à la présence de Dieu; où nous acceptons - ou non - de nous mettre en marche dans la confiance que l'Esprit du Seigneur « nous enseignera ses chemins et que nous suivrons ses sentiers » (Isaïe 2,3)
Alors, marchons! Mais comment? Comment être sûrs de bien rester dans la lumière du Seigneur, de ne pas nous égarer?
Dans les Évangiles, Jésus donne plusieurs guides, des lumières, sur notre route. Si nous y restons fermement attachés, nos pas se placeront dans ceux du Nazaréen. Nous en développerons deux pour le temps de l'Avent ( le pauvre et l'enfant); puis deux autres pour le temps de Noël: (la Parole et la Parole faite chair).

Le cri du pauvre. Pauvre matériel, psychologique, affectif, qui ne peut s'en sortir tout seul.
Les pauvres portent en eux un trésor, une lumière du Christ: les paroissiens missionnaires de la Halte Saint-Joseph, au-delà des premières craintes, en font fortement l'expérience. Leur souci partagé du pauvre « ré-unit» toute la communauté.
Le Christ nous invite à ne pas reculer devant les blessures bien concrètes de l'humanité.
Comme le cri du pauvre nous désarme! C'est qu'il met à nu nos propres fragilités.
Là où sont les pauvres, là se tient Jésus.
Le pape François a marqué ses débuts d'une série de signes et le premier qu'il a donné est son nom, celui du poverello d'Assise.

Le signe de l'enfant. Emmanuel, Dieu-avec-nous.
Accueillir un enfant, c'est donner la possibilité à Dieu de nous toucher en profondeur pour nous entraîner plus loin dans notre aventure de foi.
Récemment, une mère nous témoignait du long séjour qu'elle a fait à l'hôpital avec son poupon. Les nuits sur un matelas, au milieu de plusieurs enfants hospitalisés dans la même chambre. Un des enfants était là, pleurant sans cesse, et personne ne venait le voir. Cette maman s'est mise à prier, offrant les souffrances de son propre nouveau-né pour chacun de ceux qui étaient là. Une paix s'est installée dans la chambre, raconte-t-elle. Dans ces heures de proximité avec la souffrance des plus petits, elle a vécu une expérience forte de la présence de Dieu.
L'enfant qui vient près de nous, dans les familles ou nos assemblées, c'est l'Emmanuel, Dieu-avec-nous.

Dans l'espérance
Des initiatives peuvent mobiliser les communautés. Elles sont porteuses d'espérance pourvu qu'on ne se contente pas de quelques changements cosmétiques, sans grande conséquence. Car l'espérance n'est pas une vue de l'esprit: elle doit se matérialiser concrètement dans des gestes, se donner des pieds et des mains, pour ainsi dire.
« Nous avons peur des surprises de Dieu », disait le pape François dans une de ses toutes premières homélies ( 31 mars 2013) pour nous exhorter à ne pas avoir peur de vivre en chrétiens. « Il nous surprend toujours! », ajoutait-il.

Pour la liturgie
Un rite d'envoi particulier. À la fin de la célébration, juste avant l'envoi de l'assemblée, le président remet des lampions allumés,  à des membres de la communauté et les invite à les emporter à la maison. Une fois la formule d'envoi prononcée, les personnes qui portent des lampions sortent en procession. On les invitera à garder la flamme allumée le plus longtemps possible, éventuellement jusqu'à la maison. De dimanche en dimanche, la démarche se répète, avec des personnes différentes. Elles représenteront la communauté qui marche à la lumière du Seigneur, lumière qui s'étend de plus en plus dans les foyers à mesure que l'Avent progresse.


Références bibliographiques:





samedi 21 septembre 2013

25e Dimanche du temps ordinaire: le 22 septembre 2013










Mot d’accueil

Au seuil de l’automne, saison où nous sommes toujours un peu tristes de voir les arbres se dégarnir, préparons-nous à renouveler le «feuillage» de notre foi chrétienne. Comme la saison pointe vers de nouveaux jours remplis de beauté et de promesses, elle permet aussi d’entrevoir, dans l’ordre de la foi, un temps où brillera un soleil d’éternelle beauté. Cet avenir, nous sommes invités à bien le préparer en faisant un usage avisé de nos ressources humaines et de nos biens matériels.

Introduction à la liturgie de la Parole

La parole de Dieu insiste sur la nécessité de faire un bon usage des richesses. Il y va de notre avenir, car le Seigneur veut que toutes et tous, sans distinction, aient accès à la vérité et soient sauvés.


EVANGILE SELON SAN LUC CHAPITRE 16,Versets 1-13



Jésus dit encore aux disciples :
— “Quelqu’un de riche avait un intendant, et on vint lui rapporter que l’intendant dissipait ses biens. Il l’appela et lui dit : ‘Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Donne-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux pas continuer de gérer mes biens.’
“L’intendant se dit en lui-même : ‘Que vais-je faire, si mon maître me retire la gestion ? Bêcher la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’en aurais honte. Eh bien, je sais ce que je vais faire : il y aura des gens pour m’accueillir chez eux quand j’aurai été renvoyé de mon poste.’
“Il appelle donc un à un ceux qui doivent de l’argent à son maître. Il dit au premier : ‘Combien dois-tu à mon maître ?’ Celui-ci répond : ‘100 barils d’huile.’ L’intendant lui dit : ‘Prends ton reçu, assieds-toi et écris vite : 50.’Il dit à un autre : ‘Et toi, combien dois-tu ?’ Celui-là répond : ‘100 mesures de blé.’ L’intendant lui dit : ‘Prends ton reçu et écris : 80.’
“Le maître ne put qu’admirer cet intendant malhonnête, car il avait agi en homme sage. Oui, les fils de ce monde tirent plus de profit de leurs semblables que ne font les enfants de lumière. Et moi je vous dis : Faites-vous des amis avec ce maudit argent, et quand il viendra à vous manquer, eux vous accueilleront dans les demeures éternelles.
10 “Celui qui est digne de confiance dans de petites choses le sera pour de plus grandes ; celui qui est malhonnête pour de petites choses, le sera également pour de plus grandes. 11 Donc, si on ne peut compter sur vous pour ce maudit argent, qui vous confiera les vrais biens ? 12 Si on ne peut compter sur vous pour des choses extérieures, qui vous donnera ce qui est vraiment vôtre ?
13 “Un serviteur ne peut pas rester à servir deux maîtres ; ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il soignera le premier et se moquera de l’autre. Vous ne pouvez pas servir Dieu et le Dieu-Argent.”


RÉFLEXION

Un côté provocant

Le côté provoquant de cette parabole est en fait une accroche astucieuse: L'auditeur est poussé à réagir!


Des biens injustes

Nos biens sont injustes dans le sens que nous n'avons rien fait pour les mériter:
Pourquoi suis-je né ici plutôt qu'au Mali?
Parfois notre richesse viens d'un héritage un peu honteux:
  • enrichissement de l'Europe par le commerce triangulaire au XVIème siècle
  • de l'or volé aux juifs pendant la 2nde guerre mondiale,
  • Encore aujourd'hui, notre richesse est due à des échanges internationaux peu équitables:
Les africains reçoivent de quoi (à peine) subsister + nos déchets
en échange de leurs matières premières + une vie aisée (pour les occidentaux)
Ce sont les enfants qui voient le plus ce côté anormal, les grandes personnes sages et intelligentes trouvent ça dans l'ordre des choses...
Qu'ai-je fait pour mériter mes deux yeux quand d'autres sont aveugles?


En gérance
Nous ne sommes que gestionnaires de biens qui nous sont confiés
(cf. parabole des talents, paraboles des méchants vignerons) :
  • la vie
  • la santé
  • et surtout nos biens matériels
Cet argent peut-être utile si bien utilisé.


Les biens véritables

Ne sont pas visibles. Certains peuvent s'acquérir déjà maintenant: amour, joie, paix, patience, bonté, douceur, bienveillance, fidélité, maîtrise de soi ... (Cf. Galates 5.22)


En instance de licenciement

L'économe sait que ses jours sont comptés. Un jour nous quitterons ce monde, nus comme nous y sommes venus. Pensons nous à économiser pour l'au-delà? C'est ce que fait cet économe.
Rendre à Dieu ce qui lui appartient, le faire fructifier pour lui, c'est prendre une assurance vie-éternelle. Les pauvres de Dieu (à qui Jésus aime s'identifier) nous accueilleront dans la maison du Père.


Soyez imaginatifs!

Le Seigneur loue l'habileté de l'intendant et non sa malhonnêteté.
Pour arriver à ses fins un homme politique est prêt à promettre n'importe quoi, à orchestrer une campagne de diffamation, à trahir ses amis.
Le Christ donne en exemple cette ténacité, cette endurance, cette imagination qui fait parfois bien défaut aux enfants de lumière quand il s'agit d'annoncer l'évangile ou aider nos frères!
"Pourquoi ne vous donnez vous pas des moyens pour vivre en accord avec vos convictions?" semble-t-il nous reprocher.


Conclusion

Le message qui transparaît à la première lecture est étonnant: "soyez mafieux!"
En fait une seconde lecture apporte les éléments suivants: soyez imaginatifs dans la charité, ne vous attachez pas à vos biens terrestres mais utilisez les pour les pauvres.

Il y a aussi un reproche, pourquoi si peu de zèle, de ferveur chez les croyants pendant que les méchants, les ambitieux, et les avides se donnent tant de mal pour servir leurs intérêts?


Prolongement eucharistique

Seigneur Dieu,
ton option préférentielle pour les pauvres
a fait réagir les prophètes.
Tu refuses que les pauvres
soient exploités et piétinés.
C’est pourquoi tu nous invites
au respect et au partage.
Accorde-nous la grâce
de combattre toute injustice.
Tu nous confies de grands biens
et tu nous demandes
de les gérer de manière avisée;
accorde-nous cette grâce
et nous aurons un avenir d’éternité.
C’est dans la foi que nous te le demandons,
toi qui nous aimes et qui veux nous sauver.


Se préparer pour l’avenir


Puisque l’Évangile donne un sens à l’existence, les croyants sont

 invités à mettre en œuvre sans délai leur intelligence, leur

 habileté, leur astuce et leur débrouillardise en vue de s’assurer

 un avenir pour l’éternité.




http://www.info-bible.org/relais/econome.htm



http://www.prionseneglise.ca/dimanche.php


http://vieliturgique.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=80

lundi 15 juillet 2013

RÉFLEXIONS SUR LES HOMÉLIES AUX FUNÉRAILLES


par le père Robert D. Smith





            Un des problèmes que rencontre le prêtre dans la société séculière d’aujourd’hui, c’est l’homélie qu’il doit prononcer à l’occasion des funérailles.  L’Église catholique interdit les panégyriques à cette occasion et recommande aux prêtres une homélie sur l’espérance chrétienne.  (À la mort du Saint-Père lui-même, aucun Cardinal n’est censé se lever pour faire le panégyrique du Pape pendant la cérémonie religieuse.)  Une homélie sur l’espérance n’est pas un panégyrique déguisé au cours duquel le prêtre redit continuellement sa conviction que la personne décédée est à présent obligatoirement au Paradis.  C’est plutôt une homélie qui exprime l’idée chrétienne que nous devons tous subir un Jugement après la mort, en espérant qu’il nous sera favorable, et non, conformément à l’idée moderniste, que nous échappons tous au Jugement pour entrer directement au Ciel, ipso facto.

            Dans la société séculière et pharisaïque d’aujourd’hui, toute homélie est dangereuse qui ne canonise pas les défunts en répondant aux attentes les plus optimistes, et elle doit être prononcée avec le plus grand soin.  Un ami prêtre m’a récemment demandé de lui envoyer l’homélie que j’ai donnée à des funérailles.  La voici :

            L’Église catholique a pour les funérailles une règle qui peut paraître étrange et peu naturelle : il ne doit pas y avoir de panégyrique.  Nous pouvons nous en demander la raison.  Faire le panégyrique d’une personne décédée en rappelant toute une série de souvenirs élogieux est une agréable coutume.  Cela fait, semble-t-il, beaucoup de bien.  Mais l’Église a une raison sérieuse de l’interdire.  La coutume de faire un quelconque panégyrique aux funérailles nous conduit en pratique à une seule conclusion : il est certainement absurde de se donner la peine de prier pour l’âme de qui que ce soit.  La coutume du panégyrique nous dit que toutes les autres prières pour l’âme des défunts au cours d’une cérémonie funèbre sont en réalité une absurde perte de temps.  L’Église interdit les panégyriques parce qu’elle ne veut pas que nous en venions à cette conclusion, et que nous continuions à prier avec une réelle ferveur pour les défunts, le jour de la cérémonie et après.

            La question se pose donc de savoir pourquoi nous devrions prier pour une bonne personne.  La réponse est que plus la personne est bonne, plus nous devrions prier pour elle.  La raison en est que meilleure est la personne, plus sa conscience est vive et sensible, et plus elle ressent le besoin de réparation, d’une véritable expiation même pour ses péchés véniels.  Et cela, nous le voyons nous-mêmes, car nous avons tous rencontré (ce fut mon cas) des gens que nous savons être des saints, des personnes infiniment meilleures que nous ne le sommes, et qui nous disent, « Priez pour moi ».  On les regarde pour savoir si elles plaisantent ou non.  Loin de là. Pourquoi ?  Parce qu’elles sont suprêmement conscientes de leur propre besoin d’expiation aux yeux de Dieu.

            Prenons deux cas : l’un est un voleur qui commet des hold-up et l’autre est un saint dont les seuls péchés au cours deux dernières semaines ont été de s’exprimer sans avoir été parfait dans le choix de ses mots.  D’une manière générale, lequel des deux, selon vous, aura le plus grand désir de se repentir, de s’excuser, de faire réputation de quelque façon ? D’une manière générale, ce sera le saint, et de loin.  C’est lui qui ressentira le plus le besoin de pardon de la part de Dieu et de son prochain.  Son besoin d’expiation sera plus grand que celui du voleur de banque dont la conscience est souvent totalement morte.  C’est pourquoi l’Église et la bonne personne nous demandent toutes deux de ne pas perdre notre temps à concocter des panégyriques, mais de nous activer dans la prière.

            L’Église nous demande également à cette occasion de prendre le temps non pas de composer un panégyrique mais de méditer sur l’espérance, une espérance chrétienne.  L’espérance, l’espérance chrétienne véritable, est fondée sur la notion exacte d’un trésor, un trésor véritable.  Le monde nous présente toutes sortes de fausses idées de trésor : la santé, des polices d’assurance, une position sociale, la puissance ;  mais rien de cela n’est un trésor aux yeux de Dieu.  Le véritable trésor s’amasse par une existence de repentir et de foi, une vie consacrée à la poursuite de la sainteté de Dieu.

            Le monde persécute tous ceux qui s’efforcent de constituer leur trésor en Dieu.  Cela est vrai depuis le commencement.  Saint Paul enseigne : « Oui, tous ceux qui veulent vivre dans le Christ avec piété seront persécutés » (2 Timothée 3.12).  Et le Christ nous dit la même chose : « Le monde ne peut pas vous haïr ; mais moi, il me hait, parce que je témoigne que ses œuvres sont mauvaises »  (Jean 7.7).

            On a tourné beaucoup de films sur la persécution des premiers chrétiens au temps de l’empereur païen Néron au premier siècle. Les chrétiens étaient enfermés dans des caves avant d’être livrés en pâture aux bêtes sauvages dans une arène. Ce que ces films, sans le savoir, ne montrent pas clairement, c’est pourquoi on persécutait les chrétiens et la raison pour laquelle ils servaient de boucs émissaires.  Ce n’était pas simplement à cause du nom qu’ils portaient. Il n’y a rien en soi dans le nom de chrétien ou dans celui de Christ qui soit capable de susciter une telle rage chez les païens.  Ce n’était même pas leur croyance en Dieu, en un seul Dieu. D’autres groupes de païens à Rome croyaient aussi en un dieu unique et n’étaient pas persécutés. 

            Ce qui provoquaient la haine des païens envers les chrétiens était leur soif de sainteté, leur désir de se conformer à la loi morale universelle de Dieu.  Les païens savaient que c’était cela être chrétien, et qu’eux-mêmes, les païens, refusaient de devenir chrétiens et de se repentir pour leurs péchés, ou leurs orgies. Mais ils savaient bien qu’ils avaient tort et que ce sont les chrétiens qui avaient raison.  À cause de cela, à cause de leur envie, une envie de sainteté, les païens pourchassaient tous les chrétiens qu’ils pouvaient trouver pour les faire mourir.  Ils leur faisaient subir la mort la plus avilissante possible.  Ils s’épuisaient à chercher de nouvelles manières humiliantes de mettre à mort les chrétiens.  Les films ne nous montrent habituellement que des chrétiens jetés en pâture aux lions parce que c’était la façon la plus gentille.  Les autres moyens employés pour tuer ces martyrs ne sont pas montrables.

            Il en a toujours été ainsi.  Ceux qui suivent la sainteté du Christ sont persécutés. Nous avons la chance dans notre pays d’avoir la liberté de religion.  On ne met pas à mort un grand nombre de chrétiens.  Les fondateurs de notre pays étaient eux-mêmes des hommes honorables et honnêtes et ils ont fondé un pays qui respectait l’honnêteté.

            Mais la persécution demeure sous d’autres formes. Les médias séculiers poursuivent non pas la tradition des fondateurs mais celle de ceux qui haïssent la sainteté. Ils nous persécutent sans nous mettre à mort.

            Un premier exemple : les médias séculiers nous font voir habituellement avec bienveillance, à l’époque de Noël, ceux qui se rendent à l’église, mais quand il s’agit de montrer des gens régulièrement religieux qui vont sans faute à la Messe tous les dimanches, les médias modifient leur présentation.  Les gens qui vont à la Messe tous les dimanches, qui observent le Troisième commandement, sont présentés en des termes peu flatteurs.  Les médias nous donnent régulièrement l’impression que ces gens ne sont pas terriblement brillants, ou que ce sont des gens à qui il manque quelque chose, des vaincus, des perdants qui vont à l’église demander à Dieu un meilleur travail ou des biens matériels quelconques.  C’est absolument faux.  Nous allons à l’église chaque dimanche pour remplir notre obligation de vénérer le Seigneur et d’apprendre à connaître Dieu et sa loi.

            Un deuxième moyen employé par les médias pour persécuter ceux qui ont soif de sainteté, c’est la façon habituelle de parler du mariage.  L’époux ou l’épouse qui demeurent toute leur vie absolument fidèles l’un à l’autre ne sont généralement pas présentés dans les médias sous un jour noble et honorable, mais comme une sorte de sous-humanité.  On donne l’impression qu’il manque quelque chose à cet époux ou à cette épouse.

            On pourrait donner bien d’autres exemples. La recherche du trésor, du trésor de Dieu – la sainteté et la foi – est cruciale en ce monde, et le monde s’efforce de rendre cette poursuite aussi difficile que possible.  Mais c’est alors, mieux encore peut-être qu’à tout autre moment, qu’apparaît le plus clairement la différence entre le trésor de Dieu et le trésor du monde, et que nous voyons le mieux à quel point est insensée la poursuite d’un trésor terrestre qui demande le sacrifice d’une part quelconque du trésor divin.  Renouvelons avec une ardeur toute spéciale notre engagement envers le fondement de l’espérance chrétienne par la continuation de la poursuite, une poursuite active de la sainteté, de l’observance de la loi de Dieu.


mercredi 26 juin 2013

Prendre au sérieux le baptême ou mettre la main à la charrue et regarder en arrière...

Évangile de dimanche le 30 juin 2013

13e Dimanche du Temps Ordinaire C



Notre vie est remplie des appels, grands et petits, que Dieu lance sur notre route quotidienne. Malheureusement, nous sommes parfois distraits et nous manquons de vigilance. Laissons le Seigneur nous réconforter par sa miséricorde.


"Les nouveaux parents le disent de plus en plus clairement. Quand l'enfant vient au monde, ils veulent un rituel où on va célébrer l'arrivée de cet enfant. Ils veulent célébrer la vie et fêter l'événement de l'enfant sans nécessairement faire référence à la foi, à la croyance et à la pratique religieuse.

L'Église fait une offre. Elle est d'accord pour accueillir les petits enfants, mais pas uniquement pour un événement ponctuel, pas nécessairement pour juste cette occasion, mais pour un rituel d'insertion, d'engagement et de continuité. L'Église veut inscrire l'enfant dans un processus de vie qui le mènera à adhérer à Jésus-Christ.

Quand l'Église baptise, elle s'attend à ce que les parents qui demandent le baptême soient prêts à investir dans la transmission des valeurs et des données de la foi chrétienne.

Avant de demander le baptême, il faudrait se poser les questions suivantes: est-ce que je crois assez en Jésus-Christ pour vouloir m'engager à Le présenter à mon enfant? Est-ce que je suis prêt comme parent à m'engager à fournir à mon enfant tout au long de sa croissance spirituelle des outils et des moyens de découvrir Dieu à la manière de Jésus? Est-ce que je suis fier de faire partie de l'Église catholique dans laquelle je demande l'insertion de mon enfant par le baptême? Voilà des questions fondamentales qu'il faudrait se poser afin que le baptême garde la grande valeur qu'il incarne."


L’Église au Québec se trouve aujourd’hui dans un état de grande fragilité. Bien des baptisés, pourtant motivés à vivre sincèrement leur foi, se trouvent désemparés. Les lieux où se retrouver se font rares. Et l’Institution semble souvent davantage occupée à «gérer la décroissance» qu’à ouvrir la porte à l’espérance.


 La foi est toujours réponse à l’appel de Dieu. À la suite du Christ, c’est toute notre vie qui devient une réponse aux appels qu’il nous lance.





lundi 3 juin 2013

Le 9 juin 2013: 10e Dimanche du temps ordinaire

Lc 7,11-17

C - 10e dimanche ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

“ Ne pleure pas...
Je te l’ordonne,
lève-toi. ”
                                                                      Saint Luc 7, 13-14

Résurrection du fils unique d’une veuve.

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit: "Ne pleure pas." Il s’avança et toucha la civière; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit: "Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi." Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.

La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu: "Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple." Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.


Deux cortèges

Nous fêtions hier le Saint-Sacrement du Corps et du Sang
du Christ, avec le récit de la multiplication des pains.
Restons, pour commencer la semaine, dans une ambiance
de foule ! Deux cortèges imposants se rencontrent : la
foule suivant les disciples du Christ et celle entourant une
veuve qui vient de perdre son seul et unique fils. Le
cortège de la vie face à celui de la mort. Je contemple ce
face-à-face, en me demandant lequel des deux cortèges
j’ai envie de rejoindre. Ma liberté doit s’exercer : ai-je
déjà réalisé que ma vie témoigne du choix, plus ou moins

conscient, d’un des deux cortèges ?

Homélie

Se laisser toucher par la misère de l’autre pour lui redonner espoir.

1. L’expression courante "Je ne vis pas, j’existe" est pleine de souffrance, fait mal à entendre et traduit une détresse réelle, une existence sans vie.
Un tel désespoir rejoint bien des personnes aux prises avec la maladie, la mort, les épreuves, les handicaps, les problèmes des adolescents avec leurs parents, les difficultés des parents avec leurs jeunes, les conflits conjugaux.
La femme de la ville de Naïm vivait une crise: son fils unique était mort et elle était seule. Elle avait besoin d’un geste aujourd’hui; demain aurait peut-être été trop tard.

2. Jésus se laisse toucher par le chagrin de cette femme. Il choisit d’entrer dans sa vie, pas seulement en s’apitoyant sur son sort. Il lui remet dans les bras celui qui était au coeur de sa vie de mère. Elle, qui était plus morte dans son coeur que son fils, a retrouvé la vie, le goût à l’existence. À cause de la bonté de Jésus, elle retrouve aujourd’hui le sens de sa vie; demain, elle n’aurait fait qu’exister, la mort dans l’âme.
Selon Jésus, tous ont le droit au bonheur, les riches, les pauvres aussi; les bien portants et les malades également; les intelligents et aussi les ignorants; les débrouillards et les autres; les hommes et les femmes; les vieillards et les enfants. Tous ont le droit d’être heureux.
Il est venu pour donner une chance à chacun et à chacune.

3. Il est facile de parler de la misère des autres, de leurs difficultés, de leurs épreuves. Il est beaucoup plus profitable à tous de leur venir en aide, par notre compréhension, par notre service.
Donner une chance à quelqu’un qui n’a pas eu de chance dans la vie entre dans les sentiments de Jésus, dans sa volonté d’action, et dans son agir quotidien.
Il est admirable de voir des personnes handicapées qui vont au bout de leurs possibilités physiques, morales: un grand personnage québécois (et il n’est pas le seul), handicapé par accident, athlète en chaise roulante, a su demeurer très simple dans ses succès, conscient de ses capacités et de ses limites; ceux qui un jour l’ont encouragé à utiliser toutes ses possibilités, qui lui ont fait confiance dans les affaires, dans le sport, en ont vu les résultats plus que surprenants; cet homme a fait plus pour l’humanité que bien d’autres avec tous leurs membres.
On a vraiment besoin des autres quand on affronte des épreuves. On a besoin de Dieu. Dans l’épreuve, l ’espoir et l’espérance sont aussi nécessaires que le boire et le manger.

_________________________
Réflexions ( à partir de « De dimanche en dimanche » homélies dominicales, C, de Gilles Baril, 2012)



L'auteur parle des 4 veuves de l'Évangile: celle qui a mis deux piécettes dans le tronc du temple; Marie, mère de Jésus, au pied de la croix, qui est confiée
à l'ami Jean; Anne, veuve depuis 60 ans, qui rend service au temple; et celle de cet Évangile: une veuve à qui Jésus rend le fils. Il montre que la femme de cette époque, qui est veuve, est obligée de vivre par la charité publique et dépend de ses proches. Et même dans la première lecture, le prophète Élie ramène à la vie le fils d'une pauvre veuve. Elle atteste que le prophète est un homme de Dieu.
« Ces veuves n'auraient qu'exister sans aucune qualité de vie. Je crois qu'il y a encore plein de monde autour de nous qui ne font qu'exister parce qu'ils sont écrasés sous le poids de la solitude ou de l'épreuve, parce qu'ils mènent une vie routinière vide de sens et de défis, parce qu'ils n'espèrent rien de l'avenir.
Jésus nous invite à être porteurs de vie, soutien d'amour et occasion de résurrection intérieure pour eux... »

source:

http://paroissevalcourt.org





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