Nouvelle couverture feuillet paroissiel

Nouvelle couverture feuillet paroissiel

jeudi 9 octobre 2014

12 octobre 2014: 28e Dimanche Ordinaire A

Dieu amoureux

Dieu, en son Fils Jésus, est amoureux! Il veut épouser... l’humanité! Il veut tisser avec nous une relation d’amour et de tendresse. Il organise une noce. Bonne nouvelle: tous sont invités à être de la fête, sans distinction aucune.


MOT D’ACCUEIL

Aujourd’hui, nous sommes invités à participer à un festin royal, un festin divin. Dieu est amoureux, il nous invite à la table. Que la célébration de l’eucharistie raffermisse en nous la joie d’être aimés du Seigneur qui veut nous combler de ses dons. Dans l’esprit de la fête de l’Action de grâce, nous cœurs s’unissent pour lui dire merci!


Mt 22, 1-14
1 Jésus prit de nouveau la parole pour raconter aux gens une histoire inspirée de la vie. 2 Le domaine de Dieu se compare à un homme qui était un roi et qui organisa un festin de noces pour son fils. 3 Il envoya donc ses serviteurs convoquer les invités pour qu’ils viennent aux noces, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. 4 De nouveau, il envoya d’autres serviteurs avec cette consigne : « Dites aux invités que mon repas est prêt, mes taureaux et mes bêtes grasses ont été égorgés, tout est donc prêt. Venez aux noces! » 5 Mais les invités, tout à fait indifférents, s’en retournèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce. 6 Et les autres se saisirent de ses serviteurs pour les maltraiter et les tuer. 7 Alors le roi se mît en colère et envoya son armée pour faire périr ces meurtriers et incendier leurs villes. 8 Il dit ensuite à ces serviteurs : « La noce est prête, mais les invités n'ont pas su s'ajuster. 9 Allez donc aux carrefours des routes, et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez. » 10 Ces serviteurs partirent sur les routes et ramassèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, mauvais comme bons. Et la salle de noces fut remplie de convives. 11 Après être entré pour voir les convives, le roi vit là un homme qui n’avait pas revêtu son habit de noce. 12 Il lui dit donc : « Mon ami, comment es-tu entré ici sans habit de noce? ». Lui, ne sut que répondre. 13 Alors le roi dit aux serviteurs : « Expulsez-le dehors mains et pieds liés au milieu de la nuit. C’est là qu’on retrouvera un monde de remord et de colère. 14 En effet, il y a beaucoup de gens appelés, mais peu rencontrent finalement les critères de sélection. »


RÉFLEXION(1) 

Mes occupations... mes excuses... mes engagements...

1. Le samedi et le dimanche, je me retrouve avec toutes sortes d’occupations: travail autour de la maison, au chalet, courses de chevaux, marchés aux puces, magasinages, patinage, hockey, ski (l’hiver), golf, chasse et pêche (le printemps, l’ét é, l’automne), voyages, etc
En somme je suis une personne active, qui ne se demande pas quoi faire: les activités se présentent toujours plus abondantes d’une fin de semaine à l’autre.
Et d’après moi, personne n’a le droit de me reprocher d’être quelqu’un ‘de bien occupé’.

2. Cependant, il y a un ‘mais’...
J’ai été souvent invité à me présenter ‘aux noces du Fils’...
J’ai donné des ‘excuses’ pour ne pas aller ‘au repas du Seigneur’:
- J’ai dit que ceux qui y allaient étaient des hypocrites; qu’ils ne faisaient que regarder les travers de ceux qui étaient en avant d’eux ou de côtés!
- J’ai dit que ça ne changeait rien à ma vie d’y aller ou de ne pas y aller.
- J’ai dit que j’avais trop à faire que d’aller là.
- J’ai dit que c’était mon seul temps de repos tranquille, à la maison ou au chalet.
- J’ai dit qu’il me fallait préparer ma sortie du samedi soir.
- J’ai dit que les responsables ne m’aimaient pas, en me montrant mes manies.
- J’ai dit que j’étais malchanceux en y allant.

3. Et pourtant j’aurais tout à gagner, en m’engageant:
J’aurais une réponse pour expliquer ma venue.
- Une belle fête réussie, c’est celle qui rassemble beaucoup de monde; moi j’y vais pour la réussite...
- Je trouve que le ‘Fils’ mérite bien que je me déplace pour ses noces, pour son repas, signe de ses noces éternelles...
- Je veux faire ma part pour la réussite des noces.
- Je ne veux pas abuser de l’hospitalité, rester dans mon coin, sans participer...
- Je veux être un invité digne de l’invitation, par l’attention à la Parole de Dieu, à son Pain de Vie, par la bonté envers les personnes durant la semaine.
- et surtout je ne veux pas être un ‘pique-assiette’ pour m’empiffrer au moindre coût.
Occupé, je le suis; invité, je le suis; des excuses, je peux en avoir; des engagements pour le Seigneur, ça dépend de moi!
_______________________________

RÉFLEXION (2)

S’ajuster à la vie jusqu’à la mort

Quand un homme et une femme décident de vivre ensemble, ils savent qu’ils devront s’ajuster l’un à l’autre. Cet ajustement ne se fera pas automatiquement, mais exigera toute l’énergie de leur bonne volonté. Ils auront à s’ouvrir à une personnalité différente, à une histoire familiale et personnelle différente. Mais ils le feront volontiers, parce qu’ils sont propulsés par la force de l’amour et le bonheur du vivre ensemble. Quand le premier enfant entrera dans la famille, ils devront encore s’ajuster : ils ne seront plus deux, mais trois, avec toutes les exigences et les contraintes de la troisième personne. Mais encore une fois, ils le feront volontiers, mus par la joie et le bonheur d’avoir cet enfant. Avez-vous remarqué ceci? À chaque fois qu’on s’ouvre à la vie sous quelque forme que ce soit, il faut toujours s’ajuster, sous peine de passer à côté de ce qui est offert.

C’est dans ce contexte qu’il faut relire l’évangile de Matthieu de ce jour. Jésus compare le domaine de Dieu à des noces organisées par un roi, mais tout le monde décline son invitation parce que les invités sont plus intéressés à vaquer à leur routine quotidienne qu’à s’ouvrir à quelque chose de merveilleux offert à l’instant même. Finalement, seuls les gens disponibles parce qu’ils n’ont pas de terre ou de commerce accepteront l’invitation. Cette histoire est suivie par une deuxième partie où un des invités sera mis à la porte parce qu’il n’a pas su s’ajuster totalement à la situation : il s’est ouvert à l’invitation, mais il n’est pas allé jusqu’au bout en ajustant ses vêtements.

Où veut-on en venir avec ce banquet de noces? À l’époque où Matthieu écrit son évangile, il cherche à comprendre pourquoi l’élite religieuse juive a refusé de s’ouvrir à l’enseignement de Jésus, un enseignement qui parlait de l’amour incommensurable et inconditionné d’un Dieu pour son peuple, un amour qui crée la même atmosphère qu’un festin de noces. Sa réponse? Cette élite était trop bien établie dans la structure sociale de l’époque, étaient trop obnubilés par leurs intérêts immédiats pour s’ouvrir à autre chose. Voilà la triste constatation sur son peuple que fait Matthieu. Mais à la fin du récit, qui est cet homme qui festoie sans habit de noce? C’est le chrétien, celui qui, contrairement à l’élite religieuse, a accepté l’enseignement de Jésus, mais qui ne vit plus en conformité avec sa robe de baptême, dont la vie ne porte plus les fruits de l’amour. L’évangile se termine comme par un cri de douleur : il y a tellement de gens appelés, pourquoi y a-t-il si peu qui vont jusqu’au bout de l’invitation?

Cette histoire de banquet de noces nous renvoie à une dimension mystérieuse de la vie. Comment est-il possible de refuser une bonne nouvelle, un amour fou, une grande fête, une réalité merveilleuse quelle qu’elle soit? Ou encore, comment un amour originel flamboyant peut-il un jour s’éteindre? Qu’est-ce qui nous permettrait de rester ouvert chaque jour à la musique de la vie et la fête de l’amour? C’est cela notre drame : ce n’est pas que nous avons eu hier un cœur ouvert, qu’il sera ouvert aujourd’hui, car depuis hier la vie a changé, et l’adaptation doit se poursuivre. Permettez-moi d’évoquerla figure de Mugabe, élu président en 1980 de la jeune république du Zimbabwe avec des rêves de justice sociale et raciale. Comment a-t-il pu devenir ce vieillard qui s’accroche violemment au pouvoir, au lieu d’embrasser un monde de justice et de paix pour noirs et blancs où tous pourraient danser dans la rue? Sur le plan collectif, notre monde a également changé, avec le stress sur l’environnement provoqué par notre industrie et le débat sur le pétrole. Comment allons-nous nous ajuster?

Le défi que nous avons à relever, c’est de rester ouvert à la vie dans toute sa profondeur, dans ses dimensions multiples et changeantes, et cela demande un ajustement de chaque jour. C’est là que se fait entendre Dieu, c’est là que se trouve le banquet de noces. C’est ce qu’a vécu, à mon avis, Louise Dallaire, qui a écrit ce beau petit livre : « Les touristes ne vont pas à Abalak. » Mère de famille et enseignante à la retraite, elle accepte une invitation à une fête des peuples nomades du Sahara, au Niger. Malgré la faim, la soif, l’inconfort et la perte de tous ses points de repère culturels, elle s’ouvre à la grandeur et à la beauté de chaque être humain. Elle s’est laissé guider par une foi incommensurable en la vie, elle a trouvé la fête.

Nous voulons marcher dans les pas de Jésus. À chaque jour, il s’est ouvert à tous les appels de la vie, il s’est ajusté constamment à ce qu’il voyait et entendait, et cela jusqu’à sa mort. Est-ce également notre désir et notre prière?


 Sources:

http://vieliturgique.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=80

http://prionseneglise.ca/index.php/313-celebrer-le-dimanche-avec-prions-canvas-46

http://paroissesaintefamilledevalcourt.org/mt_22,1-14__a_28e_dimanche_ordinaire_12octobre2014.htm

http://mystereetvie.com/Mt220114.html


Autres liens intéressants

http://www.vazy-jetecrois.com/spip.php?article746

http://kerit.be/homelie.php

http://www.cursillos.ca/formation/reflexion-chretienne.htm



vendredi 3 octobre 2014

Le 5 octobre 2014: 27e Dimanche Ordinaire (A)


MOT D’ACCUEIL

  • La mort injuste de Jésus semblait mettre fin à son message, mais il n’en fut rien. Ce drame a bien plutôt marqué une étape vers le relèvement des morts par Dieu notre Père. À nous de prolonger aujourd’hui dans cette merveille.




Mt 21, 33-43
 33 «Écoutez cette autre histoire inspirée de la vie. Il y avait un propriétaire d'un grand domaine qui planta une vigne, posa tout autour une clôture, y creusa un pressoir et y construisit une tour, puis la donna en location à des cultivateurs avant de partir en voyage. 34 Quand approcha le temps de la récolte, il envoya ses serviteurs chez les cultivateurs prendre le produit de sa récolte. 35 Mais ceux-ci, après s'être saisis des serviteurs, maltraitèrent l'un, tuèrent l'autre, et firent mourir par lapidation un autre encore. 36 Le propriétaire envoya de nouveau d'autres serviteurs encore plus nombreux que les premiers, mais ils leur firent subir exactement le même sort. 37 Finalement, il leur envoya son propre fils en se disant: «Ils auront au moins du respect pour mon fils.» 38 Mais en apercevant ce fils, les cultivateurs se dirent en eux-même: «Voici l'héritier. Venez! Tuons-le et prenons possession de l'héritage.» 39 Alors ils se saisirent de lui, le firent sortir hors de la vigne et l'assassinèrent. 40 Alors quand le propriétaire sera revenu à sa vigne, que fera-t-il à ces cultivateurs?» 41 On lui répondit: «Il fera périr misérablement ces méchants, et confiera la vigne en location à d'autres cultivateurs, qui eux lui remettront la récolte au moment prévu.» 42 Jésus leur dit: «N'avez-vous jamais lu dans la Bible ce passage:

La pierre qu'avaient rejetée les constructeurs
est devenue par la suite la pierre angulaire.
C'est arrivé à cause du Seigneur,
et ce que nous voyons est merveilleux.

43 C'est pourquoi je vous dis: «Le domaine de Dieu vous sera enlevé, pour être confié à un peuple qui saura le faire fructifier.»


Réflexion

Cette terre qui m'est donnée à cultiver

Comprendre la parabole des vignerons révoltés n'est pas très difficile. Un homme a fait un investissement dans une ferme, et vit la désagréable surprise de non seulement se voir refuser son dû, mais également de subir une attaque personnelle dans la tentative de s'emparer de son bien et de l'assassinat de son fils, présumé héritier. Question: comment réagira ce propriétaire? Il est facile de répondre : ce propriétaire se débarrassera au plus vite de ces travailleurs pour les remplacer par d'autres.

Il est également facile de transposer cette situation dans le contexte de notre vie de tous les jours. Comment réagiriez-vous si vous aviez confié vos économies à un courtier pour qu'il l'investisse dans un REÉR, et que vous vous retrouviez un jour avec presque rien, à cause de placements imprudents et mal avisés? Vous vous débarrasseriez au plus vite de ce courtier et le traîneriez probablement en cour.

Ce qui est moins évident, c'est de préciser où veut-on en venir avec cette parabole. De son côté, l'évangéliste Matthieu entend clairement associer les vignerons révoltés à cette partie du peuple juif qui s'est fermé à la foi chrétienne, et expliquer ainsi son remplacement par la communauté des chrétiens dans le plan de Dieu. Jésus lui-même a probablement utilisé cette parabole pour exhorter les responsables religieux à une prise de conscience: vous avez dévié de votre mission, vous avez confisqué pour votre profit ce que Dieu vous a confié, et si cela ne change pas, vous aurez à faire face au rejet même de Dieu.

Mais de notre côté, à quoi cette parabole renvoie-t-elle exactement? Je pense qu'elle renvoit à notre situation profonde d'être humain: nous sommes des êtres qui n'existons que parce que nous avons tout reçu, i.e. la vie et l'apprentissage à la vie, et sommes appelés en retour à donner la vie et à apprendre aux autres à vivre. Il y a donc deux dimensions: nous ne sommes pas propriétaires de la vie, et nous sommes appelés à faire fructifier cette vie pour que d'autres naissent à la vie. Ce sont ces deux dimensions qui se retrouvent dans la parabole.

Mais alors, où est le problème? Le problème, ce sont de multiples choses comme ce qui suit. Récemment, nous mangions avec une amie qui est au début de la cinquantaine. Puis, au milieu du repas, elle dit: "Je me rends compte avec le temps que nos parents ne nous ont jamais vraiment aimés, ils se sont plutôt servis de nous". Et voilà qu'au terme d'une vie, au moment où ils devraient récolter le fruit de leur oeuvre d'amour, des parents font face à des relations cahoteuses et à demi brisées. Peut-on renvoyer des parents comme on renvoie un courtier? Et je me sens moi-même interpellé: est-ce que, moi aussi, au travail ou à la maison, je me sers de ceux dont je suis responsable pour réaliser mes propres ambitions, satisfaire mes propres besoins?

Qu'est-ce qui passe donc chez un être humain pour dévier ainsi de sa route? Une illusion. Une formidable illusion. Et la peur. L'illusion est racontée dans ce fameux récit de Ève au Jardin d'Eden: "...'Vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal.' La femme vit que l'arbre était bon à manger et séduisant à voir..."

L'illusion est de penser qu'en échappant à sa condition de créature, en fuyant ce monde limité et fragile, en ne dépendant de personne pour sa subsistance et la reconnaissance de sa valeur, bref en devenant ce qu'on s'imagine être Dieu, nous allons connaître le nirvana. C'est ainsi que des parents regardent leurs enfants, non pas tels qu'ils sont, mais tels qu'ils les voient dans la projection de leurs désirs et de leurs fantasmes. C'est ainsi qu'on est incapable de sentir la beauté, la grandeur, la joie de chaque moment passé avec quelqu'un qu'on essaie de comprendre, d'éduquer, de reprendre, de guider. On s'imagine le bonheur à la manière d'un bassin qui recueille et retient toutes les eaux d'alentour, plutôt qu'un fleuve qui rejette à la mer l'eau qu'il a reçu.

Et il y la peur, cette fameuse peur qui me fait engranger par peur du lendemin. Qui sait si mes enfants me paieront de retour et s'occuperont de moi dans ma vieillesse. La peur est l'envers de la foi. Autant la foi construit des relations multiples, autant la peur les brise. Ne nous étonnons pas d'entendre Jésus répéter: "Pourquoi avez-vous peurs, gens de peu de foi?"

Personnellement, tout comme vous, j'ai à mener un combat pour découvrir sans cesse la grandeur de cette terre qui m'est donnée à cultiver, de rejeter comme illusions ces ailleurs où j'échapperais à ce qui constitue mon lot avec ses contraintes et ses limites. Je dois vaincre cette peur constante de compter sur les autres pour mon lendemain. Ce combat en vaut la peine, car le bonheur est là, et pas ailleurs. Par là je deviens un être qui donne son fruit au temps propice, qui donne autant sinon plus que ce qu'il a reçu. Mais il y a plus. Ne découvrirais-je pas ainsi un peu plus cet Être mystérieux qui, loin d'être autosuffisant, a voulu cette relation à un monde fragile et limité?


AGISSONS!

Avec septembre, l'année est repartie. Vais-je reprendre à mon compte une part de la catéchèse sortie de nos écoles? Si je m'intégrais à un organisme de la paroisse? Si je m'offrais pour un service liturgique? Si je prenais à mon compte la visite à une personne seule? Et plus, si j'invitais un ami à agir avec moi? Si je révisais l'éducation religieuse que je donne à mes enfants ? Est-ce que je les invite à rendre service? Est-ce que je les mets en relation avec Dieu par la prière? Est-ce que je cultive ma vigne?


Source:

http://mystereetvie.com/Mt213343.html

D'autres sources:

http://paroissesaintefamilledevalcourt.org/mt_21,33-43__a_27e_dimanche_ordinaire_5octobre2014.htm

http://kerit.be/homelie.php

http://www.cursillos.ca/formation/reflexion-chretienne.htm



19 octobre 2014: Message du pape François pour la journée missionnaire mondiale

MESSAGE POUR LA JOURNÉE MISSIONNAIRE MONDIALE 2014


19 octobre 2014: 

Message du pape François pour la journée missionnaire mondiale 




La mission ad gentes demeure une grande urgence

Chers frères et sœurs, 

Aujourd’hui encore, très nombreux sont ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ. C’est pourquoi la mission ad gentes demeure une grande urgence, à laquelle tous les membres de l’Église sont appelés à participer, parce que l’Église est, de par sa nature même, missionnaire : l’Église est née « en sortie ». La Journée missionnaire mondiale est un moment privilégié durant lequel les fidèles des différents continents s’engagent par la prière et par des gestes concrets de solidarité à soutenir les jeunes Églises des territoires de mission. Il s’agit d’une célébration de grâce et de joie. De grâce, parce que le Saint Esprit, envoyé par le Père, offre sagesse et force à ceux qui sont dociles à son action. De joie, parce que Jésus Christ, le Fils du Père, envoyé pour évangéliser le monde, soutient et accompagne notre œuvre missionnaire. C’est justement sur la joie de Jésus et des disciples missionnaires que je voudrais offrir une icône biblique, que nous trouvons dans l’Évangile de Luc (cf. 10, 21-23). 


1. L’Évangéliste raconte que le Seigneur envoya les soixante-douze disciples deux par deux, dans les villes et les villages pour annoncer que le Royaume de Dieu s’était fait proche et pour préparer les personnes à la rencontre avec Jésus. Après avoir accompli cette mission d’annonce, les disciples revinrent pleins de joie : la joie est un thème dominant de cette première et inoubliable expérience missionnaire. Le Divin Maître leur dit : « Ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. A cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : “Je te bénis, Père” (…) Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : “Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !” » (Lc 10,20-21.23). 


Ce sont les trois scènes présentées par Luc. D’abord, Jésus parla aux disciples, puis il s’adressa au Père avant de recommencer à parler avec eux. Jésus voulut faire participer les disciples à sa joie, qui était différente et supérieure à celle dont ils avaient fait l’expérience. 

2. Les disciples étaient pleins de joie, enthousiastes du pouvoir de libérer les personnes des démons. Toutefois, Jésus les avertit de ne pas se réjouir tant pour le pouvoir reçu que pour l’amour reçu : « parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux » (Lc 10, 20). En effet, l’expérience de l’amour de Dieu leur a été donnée ainsi que la possibilité de le partager. Et cette expérience des disciples est un motif de gratitude joyeuse pour le cœur de Jésus. Luc a saisi cette jubilation dans une perspective de communion trinitaire : « Jésus tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint », s’adressant au Père et lui rendant gloire. Ce moment de joie intime jaillit de l’amour profond de Jésus en tant que Fils envers Son Père, Seigneur du ciel et de la terre qui a caché ces choses aux sages et aux intelligents mais qui les a révélées aux tout-petits (cf. Lc 10, 21). Dieu a caché et révélé et, dans cette prière de louange, ressort surtout le fait de révéler. Qu’est-ce que Dieu a révélé et caché ? Les mystères de son Royaume, l’affirmation de la seigneurie divine en Jésus et la victoire sur satan. 

Dieu a caché tout cela à ceux qui sont trop pleins d’eux-mêmes et prétendent déjà tout savoir. Ils sont comme aveuglés par leur présomption et ne laissent pas de place à Dieu. Il est facile de penser à certains contemporains de Jésus qu’il a avertis à plusieurs reprises mais il s’agit d’un danger qui existe toujours et qui nous concerne nous aussi. En revanche, les “petits” sont les humbles, les simples, les pauvres, les marginalisés, ceux qui sont sans voix, fatigués et opprimés, que Jésus a déclarés “bienheureux”. Il est facile de penser à Marie, à Joseph, aux pêcheurs de Galilée et aux disciples appelés le long du chemin, au cours de sa prédication. 

3. « Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir » (Lc 10, 21). L’expression de Jésus doit être comprise en référence à son exultation intérieure, où le bon plaisir indique un plan salvifique et bienveillant de la part du Père envers les hommes. Dans le contexte de cette bonté divine, Jésus a exulté parce que le Père a décidé d’aimer les hommes avec le même amour qu’Il a pour le Fils. En outre, Luc nous renvoie à l’exultation similaire de Marie : « mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 47). Il s’agit de la Bonne Nouvelle qui conduit au salut. Marie, en portant en son sein Jésus, l’Évangélisateur par excellence, rencontra Elisabeth et exulta de joie dans l’Esprit Saint, en chantant le Magnificat. Jésus, en voyant la réussite de la mission de ses disciples et, ensuite, leur joie, exulta dans l’Esprit Saint et s’adressa à son Père en priant. Dans les deux cas, il s’agit d’une joie pour le salut en acte, parce que l’amour avec lequel le Père aime le Fils arrive jusqu’à nous et, par l’action de l’Esprit Saint, nous enveloppe, nous fait entrer dans la vie trinitaire. 

Le Père est la source de la joie. Le Fils en est la manifestation et l’Esprit Saint l’animateur. Immédiatement après avoir loué le Père, comme le dit l’Évangéliste Matthieu, Jésus nous invite : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger » (11, 28-30). « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n.1). 

De cette rencontre avec Jésus, la Vierge Marie a eu une expérience toute particulière et elle est devenue « causa nostrae laetitiae ». Les disciples par contre ont reçu l’appel à demeurer avec Jésus et à être envoyés par lui pour évangéliser (cf. Mc 3, 14) et ils sont ainsi comblés de joie. Pourquoi n’entrons-nous pas nous aussi dans ce fleuve de joie ? 

4. « Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 2). C’est pourquoi l’humanité a un grand besoin de puiser au salut apporté par le Christ. Les disciples sont ceux qui se laissent saisir toujours plus par l’amour de Jésus et marquer au feu de la passion pour le Royaume de Dieu, afin d’être porteurs de la joie de l’Évangile. Tous les disciples du Seigneur sont appelés à alimenter la joie de l’Évangélisation. Les Évêques, en tant que premiers responsables de l’annonce, ont le devoir de favoriser l’unité de l’Église locale dans l’engagement missionnaire, en tenant compte du fait que la joie de communiquer Jésus Christ s’exprime autant dans la préoccupation de l’annoncer dans les lieux les plus lointains que dans une constante sortie en direction des périphéries de leur propre territoire, où se trouve le plus grand nombre de personnes pauvres dans l’attente. 

Dans de nombreuses régions, les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée commencent à manquer. Souvent, cela est dû à l’absence d’une ferveur apostolique contagieuse au sein des communautés,
absence qui les rend pauvres en enthousiasme et fait qu’elles ne sont pas attirantes. La joie de l’Évangile provient de la rencontre avec le Christ et du partage avec les pauvres. J’encourage donc les communautés paroissiales, les associations et les groupes à vivre une vie fraternelle intense, fondée sur l’amour de Jésus et attentive aux besoins des plus défavorisés. Là où il y a la joie, la ferveur, le désir de porter le Christ aux autres, jaillissent d’authentiques vocations. Parmi celles-ci, les vocations laïques à la mission ne doivent pas être oubliées. Désormais, la conscience de l’identité et de la mission des fidèles laïcs dans l’Eglise s’est accrue, tout comme la conscience qu’ils sont appelés à jouer un rôle toujours plus important dans la diffusion de l’Évangile. C’est pourquoi il est important qu’ils soient formés de manière adéquate, en vue d’une action apostolique efficace. 

5. « Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Co 9, 7). La Journée missionnaire mondiale est également un moment pour raviver le désir et le devoir moral de participer joyeusement à la mission ad gentes. La contribution économique personnelle est le signe d’une oblation de soi-même, d’abord au Seigneur puis à nos frères, afin que l’offrande matérielle devienne un instrument d’évangélisation d’une humanité qui se construit sur l’amour. 


Chers frères et sœurs, en cette Journée missionnaire mondiale, ma pensée se tourne vers toutes les Églises locales. Ne nous laissons pas voler la joie de l’évangélisation ! Je vous invite à vous immerger dans la joie de l’Évangile et à alimenter un amour capable d’illuminer votre vocation et votre mission. Je vous exhorte à faire mémoire, comme dans un pèlerinage intérieur, du « premier amour » avec lequel le Seigneur Jésus Christ a réchauffé le cœur de chacun, non pas pour en concevoir un sentiment de nostalgie mais pour persévérer dans la joie. Le disciple du Seigneur persévère dans la joie lorsqu’il demeure avec lui, lorsqu’il fait sa volonté, lorsqu’il partage la foi, l’espérance et la charité évangélique. 

À Marie, modèle d’évangélisation humble et joyeuse, adressons notre prière, afin que l’Église devienne une maison pour beaucoup, une mère pour tous les peuples et qu’elle rende possible la naissance d’un monde nouveau. 

Du Vatican, le 8 juin 2014, Solennité de la Pentecôte.  
                                        

jeudi 18 septembre 2014

21 septembre 2014: Dimanche de la Catéchèses (25e Dimanche du Temps Ordinaire A)


Mt 20, 1-16

1 En effet, le domaine de Dieu ressemble à l'histoire d'un grand patron: il était sorti de chez lui au petit matin afin de procéder à l'embauche d'ouvriers pour son vignoble. 2 Après avoir convenu avec ses ouvriers d'un salaire d'un denier par jour, il les envoya travailler à son vignoble. 3 Quand il sortit de nouveau vers 9 heures du matin, il en vit d'autres se tenant sur la place publique, sans travail. 4 Il leur dit: « Allez à mon vignoble, et je vous donnerai un salaire juste.» 5 Et ils y allèrent. De nouveau, il sortit de chez lui vers midi et vers 15 heures, et il fit la même chose. 6 Vers 17 heures, il sortît de chez lui et en trouva encore d'autres qui se tenaient là. Alors il leur demanda: « Pourquoi êtes-vous restés là toute la journée sans travailler? » 7 Ils lui répondent: « C'est que personne n'a voulu nous embaucher. » Il leur dit: « Allez, vous aussi, travailler à mon vignoble. » 8 Quand le soir fut venu, le propriétaire du vignoble dit à son gestionnaire: « Appelle les ouvriers pour verser à chacun son salaire, en commençant par les derniers embauchés, pour terminer avec les premiers. 9 Une fois arrivés, ceux embauchés à 17 heures reçurent un denier. 10 Quand vint leur tour, les premiers embauchés pensèrent recevoir davantage, mais ils reçurent eux aussi un denier. 11 En le recevant, ils se mirent à rouspéter contre le propriétaire 12 en disant: « Ces derniers embauchés n'ont accompli qu'une seule heure, et tu les traites comme des égaux à nous qui avons porté le poids du jour et de la chaleur. 13 Alors s'adressant à l'un d'eux il répondit: « Mon ami, je ne suis pas injuste à ton égard. N'avais-tu pas convenu avec moi d'un denier? 14 Prends ce qui t'est dû et retourne chez toi. Car je veux donner aux derniers embauchés autant qu'à toi. 15 Ne puis-je pas faire ce que je veux avec ce qui m'appartient? De plus, pourquoi me regardes-tu de travers parce que je suis bon? 16 Ainsi, il y a des derniers qui deviendront premiers, et des premiers qui deviendront derniers.




Isaïe (55, 6-9)
Philippiens (1, 20c-24.27a)
Saint Matthieu (20, 1-16a)


Nous venons d'entendre une belle histoire, une des paraboles que Jésus contait à ses amis, les disciples. De quoi s'agit-il exactement? Un maître a engagé des ouvriers à sa vigne à différentes heures de la journée. À la fin, il rend ses comptes en donnant la même somme à tous les travailleurs peu importe le nombre d'heures travaillées. À ceux qui avaient travaillé toute la journée et qui désapprouvaient ce geste, le maître leur rappelle qu'il leur donne exactement le salaire qu'il avait convenu avec eux dès le départ. Quant à la même somme donnée aux autres, il leur fait remarquer qu'il a entièrement le droit d'être généreux envers quiconque.

Une belle histoire de générosité certes, mais qui nous laisse un peu perplexe quant à la justice... Nous sommes dans un monde de revendications syndicales, une société de droits prônant l'équité salariale et à nos yeux, la simple justice commande de payer les ouvriers selon le nombre d'heures travaillées...

Regardons maintenant la même situation avec les yeux de Dieu qui voit au plus profond de notre coeur.

À l'époque de Jésus, tous ceux qui voulaient travailler se rassemblaient de bonne heure sur la place publique où différents maîtres allaient faire leur choix pour leur entreprise. Les premiers ouvriers, choisis dès le matin, étaient naturellement les plus jeunes, de jeunes adultes qui vivaient peut-être encore dans leur famille. Étant jeunes et forts, les maîtres les engageaient en premier étant assurés qu'il seraient de bon travailleurs.
Ceux qui étaient engagés plus tard dans la journée étaient le plus, souvent les plus âgés dont on doutait de leur capacité à travailler aussi fort que les plus jeunes. Mais ces travailleurs étaient des pères de famille qui avaient absolument besoin de travailler pour faire vivre leur épouse et leurs enfants, les nourrir, les habiller, les loger. Leur besoin était beaucoup plus grand que les premiers, car des familles comptaient sur eux.

Finalement, ceux qui étaient engagés à la fin du jour demeuraient toute la journée au soleil à attendre d'être choisis (certains d'entre eux n'étaient même jamais choisis!). Et qui étaient-ils? Eh bien, ceux qui étaient malades ou handicapés (boiteux, aveugles, sourds, etc.). Ils étaient seuls au monde et devaient absolument trouver du travail pour vivre, pour ne pas mourir de faim. Mais on les ignorait, les rejetait ou on les engageait quelques fois à la dernière minute faute de mieux. Et pourtant, ce sont eux qui avaient finalement le plus grand besoin de gagner de l'argent pour vivre.

Voilà pourquoi notre Dieu, symbolisé par le maître de l'histoire, est un Dieu généreux qui voit non pas d'abord ce que l'on peut faire pour Lui, mais plutôt nos besoins les plus chers : nos besoins d'amour, de pardon, de paix, de justice et d'espérance. Ce sont ces besoins qu'Il veut combler très généreusement, sans compter, pour chacun et chacune d'entre nous et ce, sans discrimination.

Il veut d'ailleurs combler particulièrement ceux qui en ont le plus besoin : « Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs pour qu'ils se convertissent ». (Lc 5, 31-32)

En revoyant cette même histoire avec les yeux de Dieu, et surtout avec son coeur, nous comprenons beaucoup mieux sa générosité et même sa justice! Comme nous le rappelait le Seigneur dans la première lecture : « ... mes pensées ne sont pas vos pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins ». (Is 55,8)

Les jeunes, lorsque vous venez à la catéchèse, c'est pour être en communion avec Jésus, écouter sa Parole, se laisser guider par Lui. Le rencontrer dans les sacrements dans le but d'être transformés par Lui et de parvenir justement à voir le monde, à voir les autres et à vous voir personnellement avec les yeux mêmes de Dieu, à entendre ce qu'Il entend (le cri des plus pauvres, les souffrances de plusieurs, les appels à l'aide, de personnes qui peuvent être très proches de vous) et à avoir un coeur comme le Sien afin de pouvoir aimer comme Lui nous aime. Vous pourrez alors mettre votre amour en action en étant au service de vos frères et soeurs et bâtir un monde meilleur tel que Dieu le veut.

De plus lorsque nous sommes en communion avec Jésus, on se sent bien, ça nous fait chaud au coeur.

Est-ce possible pour vous d'y parvenir? Bien sûr que oui, des amis de Jésus depuis 2000 ans y sont parvenus. Prenons par exemple a saint François d'Assise.

Au début, il voyait le bonheur que dans le plaisir et les fêtes avec ses amis; par la suite, dans le fait d'aller à la guerre pour être célèbre ou en faisant beaucoup d'argent comme son père. Mais un jour, l'esprit de Dieu l'a touché. En voyant Jésus sur la croix (le crucifix de Saint-Damien), en écoutant la Parole de Jésus dans les Évangiles et en voyant des témoins de charité, il a suivi comme des rencontres de catéchèse qui l'ont profondément transformé. Il a d'abord vu toute la beauté de la nature (le soleil, la lune et les étoiles, les animaux, les oiseaux et les fleurs) avec les yeux de Dieu qui a tout créé. Il a entendu le cri des pauvres, des lépreux, des malades, des enfants abandonnés comme Dieu les entendait. Et il a aimé Comme Dieu nous aime : en se donnant entièrement aux plus pauvres, en faisant connaître Jésus comme notre meilleur ami (notre guide, notre Sauveur) et en se mettant au service de l'Église qui avait grand besoin de lui. François rayonnait tellement de bonheur et de joie que ses amis ont voulu devenir comme lui. Et depuis 800 ans, des milliers d'hommes et de femmes à travers le monde suivent toujours les pas de saint François (ici même  à Montréal, pensons au Père Pops qui oeuvre toujours auprès des sans-abris et des jeunes démunis de la ville!).

Saint François d'Assise a été transformé par Jésus comme bien d'autres : par exemple, saint Paul qui, dans la deuxième lecture, nous parlait de l'importance du Christ dans sa vie, de Mère Teresa, du frère André... etc.

 Nous aussi nous pouvons, comme eux, être transformés par ce même Jésus. Avec l'aide de vos catéchètes, le soutien de vos parents et les prières de toute la communauté, vous parviendrez vous aussi à rencontrer Jésus afin de voir comme Dieu, d'entendre comme Lui et surtout d'aimer comme Lui seul nous aime!

Source: Le jour du Seigneur Radio Canada


Pour aller plus loin

Il suffi t parfois de se donner un peu de temps pour approfondir les enseignements de l’Église catholique et pouvoir 
ainsi en apprécier toute la beauté. 


 Voici quelques questions pour orienter un échange au sein de votre couple, entre 
amis ou en paroisse :

http://www.diocesevalleyfield.org/files/diocesevalleyfield.org/Fam-018-F.pdf

vendredi 1 août 2014

3 août 2014: 18e Dimanche du Temps Ordinaire A

MOT D’ACCUEIL

Jamais insensible aux besoins et aux attentes des personnes souffrantes et affamées, Jésus est même saisi de pitié. Demandons-lui qu’il nous rende attentifs aux appels des gens que nous rencontrons et que nous puissions y répondre avec générosité par le partage du peu que nous avons.


ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU 14, 13-21

Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.
Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : «L’endroit est désert, et il se fait tard. Renvoie donc la foule: qu’ils aillent dans les villages s’acheter à manger!» Mais Jésus leur dit: «Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger.» Alors ils lui disent: «Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons.» 
Jésus dit: «Apportez-les-moi ici.» Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction: il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.


Comment être capable de manger avec les autres ?

Il y avait un homme qui avait jusqu’ici bien réussi sa carrière : travail intéressant et reconnu, bon salaire, évaluation élogieuses de son rendement. Sa vie de couple évoluait assez bien et les enfants semblaient heureux. Pour les parents et amis, il était l’homme idéal. Tout était parfait, sauf sur un point. L’homme avait des problèmes d’alcool. Pendant un certain temps, il avait réussi à tout dissimuler, grâce surtout à ses nombreux voyages. Mais sa conjointe avait commencé à noter des choses étranges : oubli de l’anniversaire des enfants, tendance à s’isoler, humeur irritable et parfois violente, nombreuses réunions imprévues à la dernière minute sur lesquelles il restait très vagues et dont il ne revenait que tard le soir, ou encore longues soirées enfermées dans son bureau à la maison. Une première crise éclata lorsque la conjointe trouva par hasard certaines bouteilles vides dans le sac des vidanges ; il avait négligé de les enfouir dans les poubelles voisines. Il jura que c’était la seule fois, qu’il avait la situation en main et qu’il ne recommencerait plus. Ce fut vrai… pendant un certain. Et tout recommença. Malgré ses efforts pour tout dissimuler, il s’est laissé surprendre un soir, un ver à la main, dans un état d’ébriété avancé. Devant tant de mensonges et de dissimulations, la femme décida de mettre son conjoint au pied du mur : il fallait trouver une solution définitive ou c’était la fin de leur mariage. L’homme pleura amèrement, avoua sa dépendance, cria son besoin d’aide et s’engagea moins à ne plus jamais boire qu’à dire constamment la vérité. C’est ainsi que cet « homme idéal », en prenant la route de la vérité, retrouva le chemin de la guérison et le chemin de la liberté. Sa conjointe lui offrît tout le soutien dont il avait besoin et la vie de couple reprît avec une profondeur nouvelle.

Cette histoire que je viens de raconter permet d’entrer dans l’évangile de Matthieu sur la multiplication des pains. Nous oublions trop souvent le début du récit : « Voyant devant lui une foule immense, Jésus fut ému de compassion pour tous ces gens et se mit à guérir leurs malades. » Qui sont ces gens à la recherche de Jésus, au point de le sortir de sa retraite dans le désert ? Des gens qui ont besoin d’aide. Ce sont des gens souffrants. Quand on souffre trop, toutes nos énergies se centrent sur le combat contre la douleur, et il en reste très peu pour s’intéresser aux autres et à l’ensemble de l’humanité. Et on n’a pas tellement d’appétit.

Mais Jésus passe la journée à guérir les gens et voilà qu’ils retrouvent leur vigueur. D’expérience nous savons qu’après être libéré d’une longue maladie, notre cœur est maintenant prêt pour la fête. Nous avons alors l’énergie suffisante pour nous ouvrir aux autres et au monde. Voilà le contexte de notre récit.

Mais attention ! Il ne s’agit pas ici de simplement manger. S’il s’agissait de simplement manger, pourquoi Jésus se serait-il opposer à ce que les gens aillent se ravitailler dans les villages voisins, comme le proposaient ses disciples ? D’expérience nous savons que lorsque nous invitons des gens à la maison pour un bon repas, c’est que nous voulons vraiment entrer en relation, nous cherchons une forme d’intimité et de communion. C’est ce que propose Jésus. Et il le propose parce que les gens en sont maintenant capables, après avoir été guéris. Et cette communauté humaine sera possible avec le peu qu’ils ont, 5 pains et 2 poissons. C’est peu, mais en acceptant de donner ce peu qu’on a, tout devient possible.
Nous avons de manière très synthétique dans ce récit un aspect du drame humain. À titre divers, nous sommes des gens qui avons besoin de guérison. J’ai mentionné l’histoire de l’alcoolique, j’aurai pu parler des multiples formes de dépendance : drogues, jeux, pornographie, pédophilie, prostitution, pouvoir, argent. Il ne se passe pas une semaine sans que les journaux fassent la manchette avec un scandale, comme ce chef d’un groupe anti-corruption devenu client d’une maison de prostituées de luxe ou ce courtier d’une grande institution bancaire soupçonné de fraude. Mais l’éclatement au grand jour de ces problèmes peut être le premier pas vers la guérison. Car la guérison commence avec la vérité sur soi. Et avec la guérison vient la capacité de s’ouvrir aux autres, de rétablir les liens, de reconstruire la communauté.

Comme croyant, nous voyons dans toute guérison et reconstruction de la communauté l’œuvre du même Jésus qui a nourri cette foule sur le bord du lac. Mais en même temps le défi demeure : sommes-nous capables d’espérer que malgré tous les échecs personnels et collectifs, cette même force est aujourd’hui à l’œuvre dans le monde et à laquelle il nous faut nous associer?


 La messe est le plus grand des transformateurs.

Le Père Mansour Labaky, prêtre libanais qui est tout à la fois écrivain, poète, compositeur de musique, interprète, fondateur d'orphelinats, raconte ce souvenir émouvant. Il est d'une famille très pauvre et il a de nombreux frères et soeurs. Il entre au séminaire. Sa maman a beaucoup de travail à la maison. Pour se donner du courage, elle invente ce stratagème. Chaque fois qu'elle fait quelque chose qui lui coûte, elle dépose un grain de blé dans un bocal ( un « sacrifice », disons-nous. Les Italiens disent: un fioretto, une « petite fleur »: c'est beaucoup plus positif. Aujourd'hui, d'ailleurs, on ne veut pas entendre parler de sacrifices, mais on parle d'entraînement: c'est tout aussi difficile. Pour arriver à un bon niveau au foot, au tennis ou en musique, il faut un régime strict, de l'exactitude sur le terrain, l'obéissance au coach, de l'assiduité, des efforts, de la persévérance...). Bref, cette maman avait trouvé cette astuce pour faire son ménage, participer à la messe, prier, bien faire la cuisine ou le repassage, aider les voisines, ne pas se mettre en colère pour rien, repeindre une pièce, etc. Et elle offrait chaque fois ce grain de blé pour que son fils Mansour aille au bout de sa vocation et devienne un bon prêtre. Au bout de cinq années de séminaire, Mansour va être ordonné. La veille de son ordination, sa maman moud tous les grains de blé qui remplissent le bocal. Elle tamise la farine. Elle pétrit la pâte. Et elle confectionne les hosties qui vont servir à la première messe de son fils prêtre. Quel merveilleux symbole: tous les sacrifices, tous les fioretti de cette maman deviennent le Corps du Christ.


La messe est le plus grand transformateur. Un transformateur est un appareil qui fait passer de 735,000 volts à de l'électricité utilisable, 220 volts ou 110 volts. Par la messe, l'amour infini de Dieu nous devient accessible. C'est un « transfo » aussi en un autre sens: en unissant nos vies à la sienne, Jésus en fait du salut, de la rédemption...


Une prière:

Christ, tu n'as pas de main; tu n'as que nos mains pour faire ton travail aujourd'hui.
Christ, tu n'as pas de pied; tu n'as que nos pieds pour conduire les humains sur ton chemin.
Christ, tu n'as pas de lèvres; tu n'as que nos lèvres pour parler de toi aux humains d'aujourd'hui.
Christ, tu n'as pas d'aide; tu n'as que notre aide pour mettre les humains à tes côtés.
Nous sommes la seule Bible que le public lit encore.
Nous sommes le dernier message de Dieu, écrit en actes et en paroles.

(D'après une prière du XIVe siècle)


Source:

http://mystereetvie.com/Mz141321.html 

http://paroissesaintefamilledevalcourt.org/mt_14,13-21_a_18e_dimanche_ordinaire_3aout2014.htm

Otras fuentes:

http://semainierparoissial.com/documents_textes/Textes.pdf

http://www.cursillos.ca/formation/reflexion-chretienne.htm

http://dimancheprochain.org/4606-homelie-du-18eme-dimanche-du-temps-ordinaire-3/#more-4606


jeudi 28 novembre 2013

le 1er decembre 2013: Premier dimanche de l'Avent A


Nous entrons dans une nouvelle année liturgique, qui débute par le temps de l’Avent. Temps de préparation à la fête de Noël, temps de conversion, temps de réveil, l’Avent nous rappelle que Dieu est venu en Jésus Christ et qu’il reviendra pour la grande conclusion de son œuvre. Que le rappel de sa miséricorde nous redonne espérance et courage sur le chemin de la vie.


Évangile de Notre Seigneur Jésus-Christ selon San Matthieu 24 37–44

La venue du Fils de l’Homme
29 “Mais après l’épreuve de ces jours-là, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté, les étoiles tomberont du ciel et les forces cosmiquesseront déréglées.
30 “Alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’Homme, et toutes les races de la terre se frapperont la poitrine quand elles verront le Fils de l’Homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire. 31 Il enverra ses anges avec une trompette sonore pour rassembler ses élus des quatre points de l’horizon, du plus lointain de l’univers.
32 “Écoutez cette leçon tirée du figuier. Lorsque sa ramure redevient souple et que des feuilles lui poussent, vous savez que l’été est proche ;33 vous de même, quand vous verrez tout cela, sachez que c’est tout proche, sur le pas de la porte. 34 En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive. 35 Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
36 “Quant à ce Jour, et quand ce sera l’heure, personne ne sait rien, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils : seul le Père.
37 “La venue du Fils de l’Homme rappellera le temps de Noé. 38 Quelques jours encore avant le déluge, les gens mangeaient, ils buvaient, hommes et femmes se mariaient, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche. 39 Ils n’ont rien su jusqu’à ce que vienne le déluge, et il les a tous emportés. Ce sera pareil pour la venue du Fils de l’Homme. 40 Alors, de deux hommes dans un même champ, l’un sera pris, l’autre laissé. 41 De deux femmes qui tournent la meule côte à côte, l’une sera prise, l’autre laissée.”
Soyez prêts
42 “Veillez donc, car vous ne savez pas à quelle heure de la nuit vient votre Seigneur. 43 Pensez-y : si le maître de maison savait quand, cette nuit, viendra le voleur, il resterait éveillé et ne le laisserait pas percer son mur.44 Soyez donc prêts, vous aussi, car le Fils de l’Homme vient à l’heure que vous ne savez pas.
(Traduction de la Bible des Peuples)


TEMPS DE L’AVENT

Avent est la transcription française du latin Adventus qui désigne l’acte d’arriver, le fait d’être arrivé ; les poètes de Rome ont parlé de « l’arrivée du jour ». Ce que l’Église célèbre, c’est l’avènement de Notre Seigneur Jésus Christ, et le titre même de ce temps de préparation qui pourrait désigner la fête de Noël elle-même montre assez la relation qu’il soutient avec la célébration et le temps de la Nativité.

Le cycle liturgique s’est terminé par la mémoire du Christ-Roi ; il commence par une méditation sur le second avènement, la parousie, qui marquera la fin des temps (premier dimanche) et conduit jusqu’à la fête de la venue du Christ dans la chair (Noël).

L’idée de préparation à la venue du Christ confère une ressemblance particulière à ce temps de l’année avec toute la période qui a préparé la venue du Christ, l’Ancien Testament : « Depuis plus de quatre mille ans nous l’annonçaient les saints prophètes », chantait le vieux cantique. On va donc y relire les passages prophétiques de la Bible qui sont en relation avec la venue du Messie, particulièrement ceux d’Isaïe, de Michée, de Malachie. Un autre trait de l’Avent sera d’évoquer la préparation immédiate non plus à la naissance proprement dite, mais à la manifestation du Christ dans son ministère public ; aussi l’Avent va-t-il faire une grande part à celui qui prépare les voies, saint Jean Baptiste.

De manière plus intime, l’attente se fait avec Notre-Dame qui a porté l’enfant dans son sein et, comme toutes les mères, a vécu avec lui en communion étroite dans la foi aux paroles de Gabriel : Bienheureuse celle qui a cru (Luc 1.45). À l’approche de Noël, on fera mémoire de la conception virginale, de la Visitation, de l’émerveillement d’Élisabeth, et du chant d’action de grâces de Marie, le Magnificat. Avec elle, l’attente est à la fois recueillie et joyeuse. À partir du 17 décembre, commence une attente de huit jours, plus intense, préparation directe par la joie et le désir à l’avènement du Christ et à sa venue dans la vie de chacun. La liturgie de l’Avent comporte une part de pénitence, marquée par la couleur liturgique, le violet, mais l’attente joyeuse domine.


Homélie
Vivre les réalités temporelles, en croyant en Dieu

1. Ce qu’il y a de beau, de bon, de profondément humain, mérite qu’on y fasse attention. On ne peut passer par-dessus une telle réalité, sans s’en occuper, comme humain et comme chrétien.
À la dernière session du Concile Vatican II, à l’automne 1965, on publiait le schéma conciliaire ‘L’Église dans le monde de ce temps’. On nous disait de respecter l’autonomie des réalités temporelles: la dignité de la personne humaine, l’activité humaine, la dignité du mariage et de la famille, l’essor de la culture, la vie économique, la vie sociale, la vie politique, la paix dans le monde.
Rien de profondément humain n’est étranger au Royaume des cieux (au Royaume de Dieu). La Bible ne méprise pas les réalités temporelles et humaines, et ne les rejette encore moins, parce que les réalités humaines touchent tout le monde (selon la Genèse, premier livre de la Bible).
2. Noé, patriarche de l’Ancien Testament (de la Première Alliance), vivait comme tout le monde, ainsi que sa famille. Le seul domaine, en quoi il n’était pas comme les autres, était qu’il croyait au Dieu unique, personnel, qu’il priait, en qui il avait confiance et il agissait en tenant compte de lui.
C’est à cause de la foi en Dieu, vécue par Noé et sa famille, que Jésus ose dire: "Veillez, c’est-à-dire priez." C’est pour cette raison que toutes nos préparations de fête ne doivent pas oublier le principal: le fêté, Jésus lui-même, sa naissance, sa venue parmi nous, en nous.
3. Comment se préparer à sa venue, à sa naissance à l’intérieur de soi?
En vivant mieux les réalités de chaque jour: la bonté, la réconciliation, et la prière.
"Regardez de mon côté, pourrait dire le Seigneur, écoutez ma parole; mettez-la en pratique; votre vie pourra s’améliorer; vous retrouverez la paix, la lumière".
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(Histoire - blague religieuse)
Un peu d’humour en passant:
* Un blanc arrive aux portes du Paradis, accueilli, comme de bien entendu par Saint-Pierre.-"Alors dis-moi ce que tu as fait de bien ? lui demande Pierre-"Ce que j'ai fait est formidable...je viens de l'Alabama, en plein cœur du Ku Klux Klan américain, j'ai lutté en tant que chrétien contre cette plaie ignoble qu'est le racisme.Ma fille aimait un noir et j'ai accepté contre l'avis de mon entourage qu'elle l'épouse!Mais cela ne fait rien, j'ai accepté! Malgré la présence des troupes cagoulées du KKK, j'ai continué sans faire marche arrière"-"Tu as fait cela dans l'Alabama?" lui dit Pierre, admiratif-"Oui!"-"Et il y a combien de temps?Le gars regarde sa montre:-"Y'a à peu près dix minutes, maintenant!"

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Autre histoire:
Les deux musiciens
Deux musiciens qui aimaient beaucoup jouer de la musique ensemble ont fait un pacte.
Ils se sont dit que le premier qui mourait venait dire à l’autre ce qui se passait de l’autre bord.
L’un est mort et après un certain temps il est revenu dire à l’autre: "J’ai deux nouvelles à t’apprendre, une bonne et une mauvaise.
La bonne, c’est que là- bas il y a une musique extraordinaire. C’est vraiment formidable.
La mauvaise, c’est que la semaine prochaine tu vas venir jouer avec nous autres.
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Histoire vécue (extraite de « 1er Bol de Bouillon de Poulet pour l'Âme » de Canfield et Hansen)
Sur le courage

« Alors du penses que je suis courageuse? » demanda-t-elle.
« Oui, je le pense. »
« Tu as peut-être raison. Mais c'est parce que j'ai eu des professeurs dont j'ai pu m'inspirer. Je vais te parler de l'un d'eux. Il y a plusieurs années, quand j'étais bénévole à l'hôpital Stanford, j'ai connu une petite fille nommée Lisa qui souffrait d'une maladie rare et très grave.
« Sa seule chance de guérison semblait être de recevoir une transfusion sanguine de son frère â gé de cinq ans, qui avait miraculeusement survécu à la même maladie et avait développé les anticorps nécessaires pour la combattre.
« Le docteur expliqua la situation au petit frère et lui demanda s'il était prêt à donner son sang pour sa soeur. Je l'ai vu hésiter un instant puis prendre une grande respiration avant de répondre: « Oui, je vais le faire si ça peut sauver Lisa. »
« Durant la transfusion, il était étendu dans le lit à côté de Lisa et il souriait, comme souriions tous en voyant la petite fille reprendre des couleurs. Puis le visage du petit garçon devint pâle et son sourire disparut. Il regarda le docteur et demanda d'une voix tremblante. « Est-ce que je vais commencer tout de suite à mourir.? »
« Parce qu'il était trop jeune, le garçon avait mal compris le docteur; il pensait qu'il lui faudrait donner tout son sang.
« Oui, j'ai appris le courage, ajouta-t-elle, parce que j'ai eu des professeurs dont j'ai pu m'inspirer. »
Dan Millman

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Réflexion venant de la Bible:
La vieillesse et la mort (Qo 12,1-7

Souviens-toi de ton Créateur aux jours de ton adolescence, — avant que ne viennent les mauvais jours et que n'arrivent les années dont tu diras: «Je n'y ai aucun plaisir»,
avant que ne s'assombrissent le soleil et la lumière et la lune et les étoiles, et que les nuages ne reviennent, puis la pluie,
au jour où tremblent les gardiens de la maison, o ù se courbent les hommes vigoureux, où s'arrêtent celles qui meulent, trop peu nombreuses, où perdent leur éclat celles qui regardent par la fenêtre,
quand les battants se ferment sur la rue, tandis que tombe la voix de la meule, quand on se lève au chant de l'oiseau et que les vocalises s'éteignent;
alors, on a peur de la montée, on a des frayeurs en chemin, tandis que l'amandier est en fleur, que la sauterelle s'alourdit et que le fruit du câprier éclate; alors que l'homme s'en va vers sa maison d'éternité, et déjà les pleureuses rôdent dans la rue;
avant que ne se détache le fil argenté et que la coupe d'or ne se brise, que la jarre ne se casse à la fontaine et qu'à la citerne la poulie ne se brise,
avant que la poussière ne retourne à la terre, selon ce qu'elle était, et que le souffle ne retourne à Dieu qui l'avait donné.
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MARCHONS À LA LUMIÈRE DU SEIGNEUR

Présentation du thème de l'Avent 2013 (venant de la revue Vie Liturgique)
Histoire de mise en marche venant de l'unité pastorale de Granby.
Le prêtre de la paroisse porte une question: « Comment puis-je être le pasteur? »
Une intuition surgit: l'Église doit redevenir missionnaire! Les baptisés doivent sortir de leurs murs pour aller à la rencontre des hommes et des femmes de ce temps au nom de Jésus Christ. Marcher avec eux, parce que Jésus, déjà, les accompagne.
Comment faire? Une équipe se constitue. C'est ainsi que naît la Halte Saint-Joseph: un petit local qui donne sur la rue, rénové avec simplicité. Des missionnaires iront deux par deux à la rencontre des gens, pour écouter les gens.
D'autres assureront une permanence au local, pour accueillir les gens, prier avec eux, accompagner ceux qui ont besoin d'aide. L'essentiel sera d'être avec... Et le Christ dévoilera sa présence à son heure.
La réponse des gens est remarquable.
Cette histoire fait du bien. C'est l'histoire d'un éveil et c'est précisément par une invitation au réveil que débute l'Avent.

« On mangeait, on buvait, on se mariait. »  (Mt 24,38ss). Rien de répréhensible. Aucune dérive morale.
« Deux hommes seront aux champs: l'un est pris, l'autre laissé... Veillez donc »
Nous aussi, nous sortons d'un temps où les choses allaient de soi: l'église était au milieu du village et la voilà cantonnée dans la périphérie.
Comme les auditeurs de Jésus, nous sommes devant un choix: manger, boire, nous marier, travailler comme d'habitude, sans trop penser aux transformations radicales que traverse notre époque. C'est la tentation de l'immobilisme. Ou nous pouvons, au contraire, nous laisser saisir par un éveil, l'urgence d'un avènement: « Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. » (v. 42)
Le chrétien croit à la vie éternelle. Et cette vie est déjà commencée. C'est maintenant, à chaque instant où nous faisons le choix d'être ou de ne pas être attentif à la présence de Dieu; où nous acceptons - ou non - de nous mettre en marche dans la confiance que l'Esprit du Seigneur « nous enseignera ses chemins et que nous suivrons ses sentiers » (Isaïe 2,3)
Alors, marchons! Mais comment? Comment être sûrs de bien rester dans la lumière du Seigneur, de ne pas nous égarer?
Dans les Évangiles, Jésus donne plusieurs guides, des lumières, sur notre route. Si nous y restons fermement attachés, nos pas se placeront dans ceux du Nazaréen. Nous en développerons deux pour le temps de l'Avent ( le pauvre et l'enfant); puis deux autres pour le temps de Noël: (la Parole et la Parole faite chair).

Le cri du pauvre. Pauvre matériel, psychologique, affectif, qui ne peut s'en sortir tout seul.
Les pauvres portent en eux un trésor, une lumière du Christ: les paroissiens missionnaires de la Halte Saint-Joseph, au-delà des premières craintes, en font fortement l'expérience. Leur souci partagé du pauvre « ré-unit» toute la communauté.
Le Christ nous invite à ne pas reculer devant les blessures bien concrètes de l'humanité.
Comme le cri du pauvre nous désarme! C'est qu'il met à nu nos propres fragilités.
Là où sont les pauvres, là se tient Jésus.
Le pape François a marqué ses débuts d'une série de signes et le premier qu'il a donné est son nom, celui du poverello d'Assise.

Le signe de l'enfant. Emmanuel, Dieu-avec-nous.
Accueillir un enfant, c'est donner la possibilité à Dieu de nous toucher en profondeur pour nous entraîner plus loin dans notre aventure de foi.
Récemment, une mère nous témoignait du long séjour qu'elle a fait à l'hôpital avec son poupon. Les nuits sur un matelas, au milieu de plusieurs enfants hospitalisés dans la même chambre. Un des enfants était là, pleurant sans cesse, et personne ne venait le voir. Cette maman s'est mise à prier, offrant les souffrances de son propre nouveau-né pour chacun de ceux qui étaient là. Une paix s'est installée dans la chambre, raconte-t-elle. Dans ces heures de proximité avec la souffrance des plus petits, elle a vécu une expérience forte de la présence de Dieu.
L'enfant qui vient près de nous, dans les familles ou nos assemblées, c'est l'Emmanuel, Dieu-avec-nous.

Dans l'espérance
Des initiatives peuvent mobiliser les communautés. Elles sont porteuses d'espérance pourvu qu'on ne se contente pas de quelques changements cosmétiques, sans grande conséquence. Car l'espérance n'est pas une vue de l'esprit: elle doit se matérialiser concrètement dans des gestes, se donner des pieds et des mains, pour ainsi dire.
« Nous avons peur des surprises de Dieu », disait le pape François dans une de ses toutes premières homélies ( 31 mars 2013) pour nous exhorter à ne pas avoir peur de vivre en chrétiens. « Il nous surprend toujours! », ajoutait-il.

Pour la liturgie
Un rite d'envoi particulier. À la fin de la célébration, juste avant l'envoi de l'assemblée, le président remet des lampions allumés,  à des membres de la communauté et les invite à les emporter à la maison. Une fois la formule d'envoi prononcée, les personnes qui portent des lampions sortent en procession. On les invitera à garder la flamme allumée le plus longtemps possible, éventuellement jusqu'à la maison. De dimanche en dimanche, la démarche se répète, avec des personnes différentes. Elles représenteront la communauté qui marche à la lumière du Seigneur, lumière qui s'étend de plus en plus dans les foyers à mesure que l'Avent progresse.


Références bibliographiques:





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