Nouvelle couverture feuillet paroissiel

Nouvelle couverture feuillet paroissiel

mercredi 24 juin 2015

Homélie pour la Fête de Saint-Jean-Baptiste le 24 juin 2015



Comme disait Mgr Jean-Claude Turcotte, decedé d'ici peu..."Il existe plusieurs manières de fêter la Saint-Jean.

On peut le faire en allumant un grand feu de joie qui célèbre la victoire de la lumière sur les ténèbres. On peut danser, chanter, manger ensemble. On peut prendre part à un spectacle qui rassemble une grande foule, jeune et enthousiaste. On peut aussi profiter de la Saint-Jean pour s'évader de la ville ou se reposer un peu à la maison.

Nous, ce matin, nous fêtons la Saint-Jean en participant à une Eucharistie qui fait mémoire de la nativité de Jean le Baptiste. C'est une tradition qui remonte loin dans le temps et que nous tenons à conserver."

Aujourd’hui ca fait 400 ans (en 1615) qu'on  a célébrée la première messe en Nouvelle France.





Vous le savez, la Nouvelle-France, le Québec Montréal et même Rigaud, ont été fondés par des femmes et des hommes qui croyaient en Dieu et au Christ. Je pense à Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec.
La première messe célébrée sur l'île de Montréal eut lieu le 24 juin 1615 à la rivière des Prairies, par le père Denis Jamet assisté du père Joseph Le Caron, Récollets. Au sujet de cette première messe dite sur l'île du Mont Royal, Samuel de Champlain déclare :
« et le jour suivant, je party de là pour retourner à la rivière des Prairies, où estant avec deux canaux de Sauvages, je fis rencontre du père Joseph [Le Caron], qui retournoit à notre habitation, avec quelques ornements d'Église pour celebrer le saintc Sacrifice de la messe, qui fut chantee sur le bord de ladite riviere avec toute dévotion, par le Reverend Pere Denis [Jamet], et Pere Joseph [Le Caron], devant tous ces peuples qui estoient en admiration, de voir les ceremonies dont on fait et des ornements qui leur sembloient si beaux, comme chose qu'ils n'avoient jamais veuë: car c'estoient les premiers qui ont celebré la Saincte Messe. »
Je pense à Mgr François de Montmorency-Laval, premier évêque de Québec; il structura l'Église de la Nouvelle-France. Je pense à Marie de l'Incarnation que le pape Jean-Paul II a béatifiée en 1980 et que le Pape François a canonisée en avril (3) de l’année passée. Elle fut à la fois« mystique et femme d'action, mère et religieuse, femme d'affaires et éducatrice. »

Rigaud est fondée en 1783 alors qu'y est construite la première maison. Une première chapelle est érigée en 1800. En 1820, une première église, l’église Sainte-Madeleine, est construite en Pierre.  Le nom de la paroisse de Sainte-Madeleine-de-Rigaud rappelle sainte Marie Madeleine de même que Louise-Madeleine Chaussegros de Léry, fille de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry et épouse de Michel Chartier de Lotbinière, seigneur de Rigaud. En 1844, une première croix est érigée sur le sommet de la montagne de Rigaud.

En 1850, le curé Joseph Désautels fonde le Collège Bourget sur la recommandation de l'archevêque de Montréal, Ignace Bourget.

En 1856, le presbytère de Sainte-Madeleine de Rigaud est détruit par un incendie. En 1859, les sœurs de Saint-Anne s’établissent à Rigaud. En 1874, le sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes sur la montagne de Rigaud est créé.
 Le presbytère est construit en 1901, alors que la statue du Sacré-Cœur est érigée deux ans plus tard. 

En 1920, l’église Sainte-Madeleine, érigée cent ans plus tôt, est reconstruite.
 En 1933, les sœurs de Sainte-Anne ouvrent le Jardin de l'enfance, école primaire, aussi surnommé le Petit collège car il prépare à l'entrée au Collège Bourget.

En 1940 on bâtit la maison Charlebois pour la formation des novices clercs de Saint-Viateur de Montréal et pour l’infirmerie pour les religieux malades. En 1951, la croix sur la montagne de Rigaud devient illuminée.

 J'évoque ces grandes figures de notre histoire – en regrettant de devoir me limiter à quelques noms – parce qu'elles ne sont pas étrangères à la célébration annuelle de la Saint-Jean.

Les premières valeurs humaines et spirituelles qui nous ont été transmises étaient chrétiennes. Avec ses hauts et ses bas, ses ombres et ses lumières, toute notre histoire a été marquée par ces valeurs. Sans elles, nous ne serions pas ce que nous sommes devenus. Ce n'est pas en disant « je ne me souviens plus », mais en proclamant « je me souviens » qu'un peuple peut continuer à grandir.
Ces valeurs que les fondateurs nous ont léguées d'où venaient-elles?

Elles venaient tout droit de cet homme Jésus que Jean le Baptiste a eu mission de désigner à ses concitoyens. « Ce n'est pas moi »celui que vous attendez, leur a-t-il dit, ce n'est pas moi le messie, ce n'est pas moi le sauveur que vous espérez, mais « le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales ».

 Saint Jean le Baptiste, personnage du Nouveau Testament, fut prédicateur en Palestine au temps de Jésus-Christ. Dans le christianisme, c'est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus-Christ, qui l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu », et lui avoir donné ses propres disciples.













Que nous enseigne encore la fête de la nativité de Jean Baptiste ? 


La naissance de Jean-Baptiste fut pour ses parents Zacharie et Élisabeth un événement inespéré. Ils étaient âgés et à leurs yeux l’avenir ne devait plus leur offrir grand chose. Mais voilà qu’est survenu l’inconcevable. Une bonne nouvelle comme ils n’en attendaient plus ! Un fils. 

Ainsi donc par sa naissance, Jean-Baptiste nous dit : Que Dieu n’a pas encore dit son dernier mot dans notre vie et dans le monde. Il a encore de bonnes surprises à nous faire. 

Nous sommes appelés à entendre ce message, à ouvrir les yeux et à reconnaître les heureux événements qui jalonnent notre route. Ils ne sont pas souvent spectaculaires, mais ce sont autant de petits signes qui disent que le bon et le bien ne se sont pas détournés de nous. À travers eux, le Seigneur nous fait des clins d’œil. Il nous dit : « Ne te ferme pas, ne te replie pas sur toi-même et sur ce qui te pèse. » 

Jean-Baptiste encourageait les gens à pratiquer la Loi, à être bons, à partager. Il les appelait à la conversion, à une vie nouvelle. Il essayait de ranimer l’espoir. Et on venait à lui. 

Il me semble que malgré tout nous  n’avons pas plus de raison d'être pessimistes car Jean-Baptiste a beaucoup de fils et de filles qui, comme lui, sèment autour d’eux de l’espoir. Au milieu de leur famille ou de leur quartier, dans leur métier ou leurs loisirs, en paroles ou en actes, ils remettent de l’espoir dans les cœurs. Fêter Jean-Baptiste, c’est prendre le temps de reconnaître ces hommes et ces femmes, de les remercier et surtout de prier pour eux afin qu’ils ne se prêchent pas eux-mêmes mais celui qui vient âpres eux dans un monde où règnent souvent la déception, la désillusion, le défaitisme, la déprime. 

Enfin souvenons-nous que la vie et le ministère de Jean ne s’expliquent pas en dehors de leur référence à Jésus. Le nom de Jean signifie « Dieu fait grâce ». C’est ce que Dieu réalise pour nous aujourd’hui. De manière inattendu “Dieu fera grâce il nous donnera la joie d’être ses filles et ses fils. 

Jean le Baptiste était un homme tout d'une pièce. Il était d'une droiture à toute épreuve et d'une sincérité jamais prise en défaut. Jésus a dit de lui qu'il était un prophète, « et bien plus qu'un prophète »,puis il a ajouté que « parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ». Jean le Baptiste a été le plus grand parmi les hommes et parmi les prophètes parce qu'il lui a été confié la tâche de désigner Jésus comme l'envoyé de Dieu et parce qu'il a accompli cette tâche d'une manière admirable. Il a parlé avec force et avec clarté, s'oubliant entièrement lui-même pour mieux accorder toute la place à celui dont il révélait la présence au monde.

Chers amis, une des très grandes richesses que les fondateurs de la Nouvelle-France nous ont léguée, c'est l'Évangile de Jésus qui est le Messie, le Sauveur, la Lumière du monde, le Fils de Dieu. Cet Évangile enseigne le respect dû à toute personne, petite ou grande, naissante ou mourante, riche ou pauvre, malade ou en bonne santé.

Cet Évangile va plus loin encore. Il accorde la priorité aux plus petits, aux plus faibles, aux plus pauvres, aux rejetés, aux méprisés de toute société. Il invite à découvrir en toute personne le visage même de Dieu. Pour construire la paix, l'Évangile de Jésus appelle au pardon et à la réconciliation, à la justice, au partage et à l'entraide.

Il fustige le mensonge et encourage la recherche de la vérité.
Cet Évangile annonce la victoire de la vie sur la mort.
Il invite à communier déjà à la vie de Dieu.
Il promet notre résurrection future.
Mais surtout, par-dessus tout, il prêche l'amour.
« Dieu est amour », a écrit saint Jean.
Et Jésus a dit : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. »
Et il a énoncé cette règle que nous appelons « la règle d'or» : « Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. »

En fêtant aujourd'hui Jean le Baptiste, nous rendons grâce aujourd'hui pour l'héritage qui nous a été légué, et nous affirmons notre volonté de le préserver, d'en vivre et de le transmettre. Que Dieu nous y aide.


À vous toutes, à vous tous, je souhaite une très heureuse fête de la Saint-Jean.  Amen.

P. Gustavo Quiceno. mxy
Pretre de service Paroisse Ste-Madeleine 


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La fête célébrée ce jour-là, le 24 juin, était la même qu’à notre époque :
La Nativité de saint Jean-Baptiste. Nous savons que cette fête est célébrée à cette date dans l’Église Catholique depuis le 5e siècle. Mais une question peut surgir à notre esprit à savoir si cette première messe sur l’île de Montréal était la première célébration de la fête de la Saint-Jean-Baptiste au Canada. La réponse est non. Les premières célébrations de cette fête chrétienne en Nouvelle-France auraient eu lieu dès 1606. Des colons français se dirigeant vers ce qui deviendrait l’Acadie firent escale à Terre-Neuve et célébrèrent, le 24 juin, la Saint-Jean-Baptiste sur les côtes.

Donc, depuis les premiers temps de la colonie en Nouvelle-France jusqu’à nos jours, la dévotion à saint Jean-Baptiste s’est propagée au Québec et en terre canadienne. Les Relations des Jésuites racontent que, dès 1636, nos ancêtres célébraient avec éclat la fête de la Saint-Jean.
Pour ce qui est de la fondation de la fête nationale elle remonte à 1834. M. Ludger Duvernay en fut le père et l’organisateur.

Quelles sont les raisons qui ont porté les Canadiens d’alors à adopter saint Jean-Baptiste pour leur patron ?
On sait que depuis de longues années, on désignait les Canadiens français sous le nom de Jean-Baptiste, sans doute à cause du nombre considérable de ceux qui portaient le nom du saint patron. Ajoutons que les fondateurs de la Société Saint-Jean-Baptiste avaient probablement en vue de rappeler le souvenir de la fête de la Saint-Jean que nos ancêtres célébraient à Québec dès les premiers temps de la colonie.

C’est ainsi que cette même Société Saint-Jean-Baptiste fit ériger en 1915, près de la rivière des prairies, un monument rappelant la première messe avec cette inscription : En souvenir du troisième centenaire de la première messe au Canada, célébrée sur le bord de la rivière des Prairies par le Père Récollet Denis Jamet, assisté du Père Joseph le Caron, en présence de Champlain, le 24 juin 1615, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a fait ériger ce monument le 24 juin 1915.   (Georges Morin, o.f.m) 




Références:

Homélie de Mgr Turcotte, fête pour la St-Jean-Baptiste 2007.


Wikipedia.org

http://www.francoisdassise.ca/la-premiere-messe-dite-sur-lile-de-montreal/




mercredi 1 avril 2015

Ver le 5 avril: Dimanche de Pâques



4 AVRIL 2015

VEILLÉE PASCALE B

Sans bruit, Dieu fait de grandes choses

 Pour bien célébrer la Veillée pascale, il est nécessaire d’abord de comprendre et de prendre le temps de bien vivre les symboles déployés: la bénédiction du feu nouveau, le cierge pascal, l’eau versée, le pain rompu et la coupe partagée. De plus, il faut nous familiariser avec les textes bibliques qui occupent une grande place dans la célébration. Les actions symboliques et les textes de la parole de Dieu nous permettent de célébrer le mystère de la victoire de Dieu sur le péché et la mort qui se réalise en Jésus, le Crucifié ressuscité.

Genèse 1, 1.26-31
Genèse 22, 1-13.15-18
Exode 14, 15 – 15, 1a
Baruc 3, 9-15.32 – 4, 4
Ézékiel 36, 16-17a.18-28
Romains 6, 3b-11
Marc 16, 1-8





5 AVRIL 2015
DIMANCHE DE LA RÉSURRECTION DU SEIGNEUR

 «Vous êtes ressuscités avec le Christ»

Le matin de Pâques, Pierre et Jean ne voient pas le Ressuscité, mais le tombeau ouvert et les linges mortuaires repliés. Ce sont des signes de l’Absent. Pourtant, c’est lui qui attire le regard de leur cœur vers sa présence. Christ est vivant. Il est ressuscité. Le témoignage de Marie Madeleine et celui de Pierre et de Jean nous sont adressés aujourd’hui. Ils ne peuvent être accueillis que dans la foi.

Actes 10, 34a.37-43
Psaume 117 (118)
Colossiens 3, 1-4
Jean 20, 1-9


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean




 01 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
02 Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
03 Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
04 Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
05 En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
06 Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
07 ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
08 C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
09 Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.


Réflexion

Pas un Mc Do, mais le Festin des Noces de l'Agneau

C’est une habitude sympathique chez les jeunes du patro  que de se retrouver au Mc Do.  Après le match de football du samedi soir, au retour du stade et encore tout transpirants, attablés à engouffrer un Big Mac, un double cheese ou autres hamburgers de ce genre, ils partagent un moment de détente amical et  convivial. Il arrive, bien sûr, que l’un ou l’autre ait un empêchement et ne puisse y prendre part. La présence n’est ni obligatoire ni capitale ; il ne s’agit que d’un Mc Do.
 Il arrive qu’un événement solennel marque la vie de l’un ou l’autre de ces jeunes : leur mariage, par exemple, ou leur engagement dans la Vie Religieuse comme ce fut le cas pour le Frère Damien. Quelle joie alors, après avoir lancé les invitations, de se voir entourer le jour "J" par sa famille et ses amis ! On exulte : ils sont là ; ils sont venus, ils ont répondu à l’invitation. Il y a de multiples visages, une foule de connaissances. Notre cœur vibre de toute part. Mais après ce premier mouvement, on remarque parfois que tel de nos meilleurs amis est absent, sans motif, sans même donner signe de vie … et ça fait vraiment mal. "Je comptais sur lui, j’espérais sa présence, et voilà qu’il m’a lâché et oublié en ce si grand jour. Ce n’était pas une simple invitation au Mc Do ; c’était mon mariage, ma consécration religieuse ; Mon ami, où étais -tu ?"
 Le Seigneur Dieu nous invite et c’est prodigieux ! non point pour passer avec lui un bon temps du type soirée Mc Do, mais pour prendre part au festin des noces de l’Agneau. En son Fils, Jésus, "il a détruit la mort pour toujours". Par sa mort et sa résurrection, il nous a rachetés, il nous a rendu la vie. En chaque messe, nous pouvons nous écrier : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions et il nous a sauvés : c’est lui le Seigneur… ».
 Vous le savez, certaines églises de notre pays se vident et sont vides. Quel drame ! L’amour n’est pas aimé ; le Seigneur n’est pas écouté ; les invités ne sont pas intéressés. Notre église paroissiale N’EST PAS VIDE et nous en rendons grâce à Dieu. Pourquoi ? parce que vous voulez être véritablement les amis de l’époux, vous voulez vous laisser aimer et sauver, vous voulez répondre à l’Amour par l’amour. En chaque messe, le prêtre rappelle : « Heureux êtes-vous d’être invités au festin des noces de l’Agneau ». Quelle béatitude ! Le Seigneur nous attends et nous espère. Il compte sur nous alors qu’il s’offre pour nous. Il scrute notre église, il regarde chaque visage …et si nous ne sommes pas là … ça fait vraiment mal.

 (P. Gilles Morin)

http://www.nd-nazareth-paris.cef.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=323:pas-un-mc-do-mais-le-festin-des-noces-de-lagneau&catid=34:mot-paroissial&Itemid=55


jeudi 11 décembre 2014

Les fêtes de Noël en Colombie

Neuvaine devant la crèche : 

Toute la communauté chrétienne de notre paroisse de Ste-Madeleine et alentours est invitée du 16 au 24 décembre de 16h 30 à 17 h 15, dans notre église,  à se mettre sous le regard du Seigneur. Lui que les chrétiens fêtent à Noël comme celui qui est lumière pour leur vie. Prenons le temps de nous préparer pour ce grand avènement,  en priant joyeusement la neuvaine en français et avec des chants de Noël en espagnol … Bienvenue à tous!
« Que notre cœur soit la crèche où viendra Jésus »

On fera la neuvaine de Noël une belle tradition colombienne. Lisez et informez-vous plus au respect: 
En bas "Novena de Aguinaldos" 

NOËL

NOCHE DE LAS VELITAS
En Colombie, les fêtes de Noël commencent le soir du 7 décembre, avec "La noche de las velitas" (La nuit des petites bougies). Ce soir a lieu  "El alumbrado" (l'illumination) dans tous les quartiers de toutes les villes et villages du pays.  Tout le monde y participe : la mairie illumine les bâtiments qui lui appartiennent, ainsi que les principaux axes et lieux publics de la ville. Les habitants font de même pour décorer leur maison, tout d'abord, des guirlandes lumineuses sur les façades, quelques jours avant, ensuite le soir de "El alumbrado, de bougies (dans des photophores ou des étuis en tissu variés et colorés), ainsi que des lampions. Certains personnes  descendent dans les rues cette nuit-là et parcourent, en voiture ou à pied, les quartiers pour admirer ce qu'on peut considérer comme un spectacle d'une grande féerie. On allume une bougie pour soi, et une bougie pour ceux qu’on aime et qui ne sont pas là afin de s’apporter bonne fortune. C'est une tradition très sympathique parce qu'en général, les gens, cette nuit-là, ouvrent les portes de leur maison et s'invitent entre voisins pour partager une coupe de vin et quelques gâteaux. On a aussi comme tradition de faire cette nuit-là le sapin de Noël.
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NOVENA DE AGUINALDOS
Entre le 16 et le 24 décembre on fait "la novena de aguinaldos" (neuvaine de la nativité). Pendant ces neuf jours, on se réunit, traditionnellement, en famille ou entre amis, au tour d'un "pesebre" ( la crèche) et ce sont les enfants qui lisent les prières. En principe, cette neuvaine est un événement religieux, mais aussi social parce que c'est une occasion de renforcer les liens familiaux. Une fois fini la prière, on entonne des "villancicos" (chants de bergers).   C'est aussi l'époque des "Aguinaldos" : des jeux amusants où l'on pari des cadeaux. Certains jeux ont disparu avec le temps, mais on conserve encore ; ni OUI ni NON (On joue à deux, et le jeu dure, généralement du 16 au 24 décembre. Les joueurs ne doivent pas, pour affirmer dire OUI, ou pour nier dire NON, ils doivent utiliser des synonymes, le cas échéant ils perdront et devront donner un cadeau au vainqueur). Dar y no recibir (Donner et ne pas recevoir): On peut le jouer pendant une période déterminée (une demie journée, un jour, deux jours, cinq heures, etc). Tout au long de la durée du jeu, les joueurs ne doivent pas accepter rien provenant des mains d'un autre joueur, si un d'entre eux accepte, par exemple un gâteau, une boisson, etc, celui qui l'a offert dit "Mis aguinaldos", et celui qui a reçu devra donner un cadeau. Hablar y no responder (Parler et ne pas répondre), le principe du jeu c'est le même que pour le précédent, mais cette fois il s'agit de ne pas répondre. Pajita en boca (petite paille à la bouche). Tres pies (Trois pieds).
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Dernièrement, après la prière, il y a certains qui finissent chaque journée avec une petite fête, qui se prolonge au four et à mesure que la neuvaine approche de sa fin, pour fêter longuement la naissance de Jésus, le 24 décembre à minuit.                 Dans les églises, on reconstitue des scènes de la Nativité, à partir des statues existantes. On revêt la statue d'un saint d'une tunique et d'un voile colorés et d'un chapeau de paille de la région. On laisse ce chapeau pendant neuf jours et le 24 décembre on le remplace par un diadème, une auréole ou une couronne.
Dans certaines provinces, dans les grandes villes ou dans certains quartiers, on improvise des crèches vivantes avec des enfants. L'un d'entre eux, avec une fausse barbe, représente Joseph. Une petite fille joue le rôle de Marie. Les autres enfants se déguisent en bergers, anges, Rois mages ou diablotins.
NAVIDAD
Le soir du 24 décembre, en Colombie, comme dans la plus part des pays du monde, pour réveillonner on fait un repas, le fameux repas de Noël. C'est un moment de partage et de réunion en famille. Après le repas, certains personnes assistent à la messe de minuit, sous les lumières des feux d'artifices, qui envahissent le ciel. Au retour ils ouvrent les cadeaux, apportés par le "Niño Dios" (l'Enfant Jésus), et qui sont sous le sapin, ou dans la plus part des cas, sous l'oreiller du lit des enfants.
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LOS SANTOS INOCENTES (LES SAINTS INNOCENTS)
Le 28 décembre en Colombie c’est comme le 1 avril en France. Il n'y a pas de poisson mais plein de blagues; lire les journaux ce jour-là peut devient un vrai plaisir: les paramilitaires pleurent et demandent pardon; le Maire de la ville est arrivé à résoudre les problèmes des transports, etc. Tout le monde se fait des farces, et au lieu de dire "poisson d'avril", lorsque quelqu'un se fait piéger, on dit "Pasela por inocentes".
AÑO VIEJO, NOCHE DE SAN SILVESTRE (La Saint Sylvestre)
Ce jour-là, on réveillonne aussi au tour d'un repas en famille. Pour ce repas, on mange des plats traditionnels comme "La lechona", "El tamal", "Muchaco relleno", et différentes viandes de charcuterie. En effet, avant que l'horloge marque 0h00, les colombiens commencent la célébration annonçant l'arrivée d'une nouvelle année, en  dansant sur des musiques et des rythmes traditionnels. Il ne peut pas manquer les différentes sortes de liqueurs selon la région. On a le vin pour boire à la santé, la bière, el aguardiente (l'eau de vie de cane à sucre), le rhum.
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A minuit, tout d’abord, les membres qui font partie de la famille montrent leurs sentiments affectueusement, en prenant dans leurs bras leurs parents, enfants, grands-parents, voisins… et en faisant un véritable gaspillage de bises.
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Il y a certaines superstitions typiques, à savoir :

· Les douze raisins : on mange douze grains de raisins au rythme des douze coups de cloche, en faisant un vœu pour chaque mois de l’année à venir.

· La valise : en faisant un tour autour du quartier, des maisons, on espère voyager pendant la nouvelle année.

· De l’argent dans les poches : pour qu’il ne manque pas la prospérité.

· Culotte jaune : ce jour, il faut mettre une culotte jaune car la culotte jaune est symbole de la richesse et porteuse de bonne chance.

· Tenir des épis de blé : si vous voulez réussir et avoir de l’abondance pendant toute l’année.
· Des essences et des aromatisants : afin d’attirer de bonnes énergies.
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À minuit, on brûle aussi les "Año Viejo" (pantin ou de bonhomme fait des vêtements que l’on n’utilise plus. Celui a une forme d’un homme vieux et est rempli de sciure ou de paille et toujours de poudre, pour qu’il se brûle et fasse un spectacle. Ils sont sensés représenter tout le mauvais de l’année écoulée. On pense aussi à la mauvaise fortune, aux promesses non tenues, aux remords, etc... Purification en quelque sorte; on brûle, avec ces "años viejos", toutes les mauvaises pensées et des choses qui ont ennuyées nos vies.
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jeudi 27 novembre 2014

Vers le dimanche 30 novembre 2014 : premier dimanche de l'Avent B

Première lecture : Isaïe 63,16...64,7
Psaume 79
Deuxième lecture 1 Corinthiens 1,3-9 

Evangile: Marc 13,33-37

Dieu seul connaît le moment de la fin

32« Cependant personne ne sait quand viendra ce jour ou cette heure, pas même les anges dans les cieux, ni même le Fils ; le Père seul le sait. 33Attention ! Ne vous endormez pas, car vous ne savez pas quand le moment viendra. 34Ce sera comme lorsqu'un homme part en voyage : il quitte sa maison et en laisse le soin à ses serviteurs, il donne à chacun un travail particulier à faire et il ordonne au gardien de la porte de rester éveillé. 35 Restez donc éveillés, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra : ce sera peut-être le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin. 36S'il revient tout à coup, il ne faut pas qu'il vous trouve endormis. 37Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Restez éveillés ! » 

Parole du Seigneur

Veillez et espérez


Le Christ reviendra achever l’œuvre de son salut. D’ici là, 

nous sommes invités à nous rappeler sa bienveillance 

envers nous. Même s’il semble tarder, il faut veiller et 

être prêts pour son retour.






Pour aller plus loin
Détails

-Deux ordinateurs, l’un est en veille, l’autre est éteint.

-A droite, la main de Dieu. Elle effleure à peine la souris, et un lapin surgit, prêt (peut-être avons-nous remarqué que l’ordinateur qui s’allume est celui dont l’écran est tourné vers Dieu ?)

-Le lapin sort du cadre de l’ordinateur. Le cadre, c’est l’habituel, le prévu, le normal. En sortant du cadre, il est prêt à la nouveauté de Dieu.

-Il est au « garde à vous », prêt à écouter (ses oreilles sont dressées) et à suivre Dieu.

Questions

-La différence entre un ordinateur éteint et un ordinateur en veille, c’est le temps de démarrage. Celui qui est éteint, il faut qu’il chauffe, qu’il s’initialise, qu’il exécute les programmes. Celui qui est « en veille » est « prêt ». Il faut juste un petit quelque chose pour l’éveiller.

-Le dessin ne veut pas signifier que Dieu nous manipule comme on manipule un ordinateur à partir d’une souris. Il veut signifier qu’il nous faut être en état de veille pour pouvoir accueillir les délicatesses de Dieu qui vont effleurer notre quotidien et ainsi pouvoir les reconnaître. Le chrétien qui va à la messe le dimanche et qui met sa foi au placard le reste de la semaine, ne ressemblerait-il pas à un ordinateur éteint ?

-Est-ce que je souhaite me préparer à la venue du Christ à Noël, ou est-ce que je vais vivre ma petite vie sans me poser de question et arriver le 24 décembre en disant « Tiens, déjà Noël ? ».

-Comment vais-je essayer de rester en veille particulièrement durant ces quatre semaines ?


Homélie
On attend la Venue de Jésus, comme l’attente d’un enfant.
1. Les parents se préparent à la venue de leur premier enfant, avec hâte et joie. La future mère fait des exercices prénataux, s’occupe de ‘ramasser’ un trousseau; le père s’imagine en train de jouer avec l’enfant et planifie déjà son avenir.
Une certaine crainte effleure les futurs parents: leur enfant sera-t-il en bonne santé? Ils répondent rapidement à cette question, par l’enthousiasme qui les emporte.
L’attente est aussi essentielle à la vie que l’air pour les poumons. Plus on aime quelqu’un, plus on est prêt à l’attendre.
2. Nous nous préparons à la fête de la venue de Jésus, dans le passé, et surtout dans le présent, en nous.
Ceux qui ont tout n’attendent plus rien. Si j’ai un coeur ouvert, j’attends tout de Dieu, comme Marie, mère de Jésus.
3. Comment se préparer?
Par des achats? Des décorations? Le travail? Les loisirs? La prière? L’attention au prochain?
On peut changer le monde, tranquillement, en commençant à le libérer, en faisant simplement son quotidien.
Bien faire son travail, ses activités, tenir compte des autres, pas seulement de sa famille, de sa parenté.
Tenir solidement à sa foi jusqu’au bout: c’est Dieu qui nous fera tenir, lui le Dieu fidèle, le Dieu qui vient à la rencontre de celui qui a confiance en Lui.
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Tu aimes le monde et nous vivons dans l'espérance
 « Cette grande espérance ne peut être que Dieu seul, qui embrase l'univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons atteindre... Dieu est le fondement de l'espérance... mais le Dieu qui possède un visage humain et qui nous a aimés jusqu'au bout - chacun individuellement et l'humanité tout entière.... Son règne est présent là où il est aimé et où son amour nous atteint... » (Spe Salvi, 30, lettre encyclique de Benoît XVI)
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Histoire (extraite de « Paraboles d'un curé de campagne » de Pierre Trevet tome I)
31. Je crois Dieu
Un prêtre avait de grandes responsabilités diocésaines. Dans la prière, il comprit que le Seigneur l'invitait à laisser tomber toutes ces organisations, réunions ou colloques pour se mettre au service des jeunes délinquants en prison. À sa grande surprise, il fut assez vite témoin d'un mouvement de conversion dans ce milieu tellement défavorisé. Un jour, dans la chapelle de la prison dont il est l'aumônier, il baptise un jeune Farid qui a pris comme prénom de baptême Jean. Arrive le moment crucial:« Farid-Jean, crois-tu en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre? Farid est d'origine musulmane. Pour un musulman, Dieu n'est pas père; mais qu'il soit tout-puissant et créateur, cela ne fait aucun doute. Farid répond: « Oui. »« Farid-Jean, crois-tu en Jésus-Christ, son Fils unique conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie, etc.? » Pour les musulmans, Jésus est un prophète qui est né de la Vierge Marie, sans l'intervention d'un homme. C'est le seul mystère chrétien qui ait été repris par et dans le Coran. Mais (selon le Coran) Jésus n'est pas mort sur la croix. Il a été élevé au Ciel avant qu'un autre soit crucifié à sa place. Et surtout, il n'est pas Dieu le Fils. Mais Farid est converti... Pourtant il répond au prêtre: « Non.- Comment, dit l'aumônier, ça fait quatre ans que tu réclames le baptême, des mois que nous préparons cette célébration, tu ne pouvais pas le dire avant? »Et Farid-Jean lui fait alors un sourire malicieux: « Père, je ne crois pas, j'en suis sûr. » Le prêtre dit que ce jour-là, en une minute, il a vieilli d'un an, mais qu'en même temps, cette astuce a dissipé tous ses doutes sur la sincérité de ce jeune homme. Il avait parfaitement compris ce que veut dire croire en Dieu. Le chrétien n'est pas celui qui croit simplement qu'il y a un Dieu, mais il croit ce que Dieu déclare, il croit Dieu (la Parole de Dieu contenue dans le Nouveau Testament et transmise par ses témoins en Église). Comme nous croyons notre mère même lorsqu'elle nous révèle des faits de notre enfance qu'il nous est impossible de vérifier. Dieu ne peut ni se tromper ni nous tromper.
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Histoire (extraite de « Paraboles d'un curé de campagne » de Pierre Trevet, tome II)
36. Dieu peut-il juger?

« À la fin des temps, des milliards d'humains furent conduits dans une immense plaine devant le trône de Dieu. Beaucoup prenaient leurs distances et reculaient éblouis par la lumière intense qui émanait de lui. Cependant, en tête de file, quelques-uns s'agitaient, n'hésitant pas à proférer des blasphèmes."Dieu peut-il juger? Que sait-il de la souffrance? explosa une jeune femme, en montrant sur son bras le numéro tatoué d'un camp de concentration nazi. Nous avons subi la terreur, les bastonnades, la torture et la mort!"Dans un autre groupe, un jeune Africain présenta sa nuque. "Et que dites-vous de cela? demanda-t-il en désignant les traces d'une corde. On m'a lynché parce que je suis noir. "À quelques pas de là, une étudiante enceinte, les yeux las, s'adressait à son entourage en ces termes: "Pourquoi devrais-je souffrir? Ce ne fut pas de ma faute. "Un peu plus loin, dans la plaine, des centaines de groupes semblables s'étaient constitués. Chacun reprochait à Dieu le mal et la souffrance de ce monde. Comme il avait de la chance, Dieu, de pouvoir vivre en ce lieu où tout n'était que douceur et splendeur, où il n'y avait ni pleurs, ni douleur, ni faim, ni haine! Que savait-il, Dieu, des nombreuses épreuves endurées par l'homme sur la terre? Dieu, disait-on, pouvait mener une vie très confortable. Puis chaque groupe fit avancer son représentant, choisi parmi ceux que la vie avait le plus éprouvés: un juif, un Rwandais, une victime d'Hiroshima, un arthritique horriblement déformé, un petit enfant atteint de lésions cérébrales... Ils se rassemblèrent au milieu de la plaine pour mieux se consulter quant à la conduite à adopter. Ils eurent vite décidé ce que chacun allait dire et semblaient, dans l'ensemble, plutôt satisfaits de leur trouvaille. Dieu devrait endurer lui-même tout ce qu'ils avaient subi afin, pensaient-ils, de pouvoir les juger en connaissance de cause. Il serait condamné à vivre sur terre: qu'il naisse comme un Hébreu et que la légitimité de sa naissance soit mise en doute. Donnez-lui une mission si difficile que sa propre famille en vienne à douter de lui. Que ses amis les plus intimes le trahissent, qu'il soit accusé injustement, jugé par un pseudo-jury et condamné par lâcheté. Qu'il soit torturé et qu'il comprenne ce qu'est la solitude. Et puis, faites-le mourir. Que sa mort soit irréfutable et qu'il y ait des témoins pour la constater. Pendant que chaque repré sentant proclamait une partie de la motion, des murmures d'approbation se levèrent de la foule immense. La dernière déclaration fut suivie d'un long silence. Personne n'osa plus prononcer la moindre parole car, subitement, tous se rendirent compte que Dieu avait déjà enduré toutes ces souffrances. »

« Et le Verbe s'est fait chair... » (Jn 1,14)
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«  Viens, Seigneur Jésus ! »

Posez la question à un enfant : quel est le jour qu’ il préfère entre le 23 et le 26 décembre ? Beaucoup répondront que la veille de Noël est préférable au lendemain. En affinant la question, le moment le plus excitant est lorsqu’on est à la porte, juste avant de découvrir les cadeaux. L’attente, avec tout ce qu’elle comporte de rêves, est plus précieuse que la jouissance de ce que l’on souhaitait.


La période de l’Avent est la plus belle de l’année puisqu’elle est portée par l’espérance, cette espérance dont Péguy disait qu’elle était cette petite fille de rien du tout qui est venue au monde le jour de Noël. Éclairée par Noël, l’espérance est celle d’un monde dans lequel les bergers et les mages, les petits et les savants, apprennent à s’incliner devant une naissance dans laquelle ils reconnaissent une heureuse nouvelle pour notre humanité.
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Histoire vraie (extraite de « Ils revinrent tout joyeux » de Thomas Brenti, éd. Béatitudes 2010)


J'étais le vingt-et-unième sur la liste
Au cours d'un samedi matin de 1979, je reçus la visite de trois guerriers appartenant à l'Armée Révolutionnaire du Peuple du Zimbabwe (ZIPRA). Je me trouvais dans la maison des Pères de la Mission Regina Mundi, à Gwaai. Les soldats étaient armés jusqu'aux dents mais, comme pour tous ceux qui viennent me voir, je les ai accueillis à bras ouverts. Je leur demandai de déposer leurs armes à l'entrée et leur servis un copieux petit-déjeuner. Puis, nous nous assîmes et commençâmes à converser. 



Un des guerriers prit la parole: « Père, je dois vous avouer la vérité. Alors que nous étions venus dans l'intention de vous tuer, nous avons été impressionnés par la joie de votre accueil et par votre hospitalité. C'est clair que vous ne nous haïssez pas. Ne perdez jamais ce trésor que vous avez car il continuera de vous sauver la vie. » Après avoir dit cela, le chef de la bande ouvrit son sac et en tira une liste de vingt-deux noms qu'il me rendit. Ce qui me surprit le plus fut que les vingt premiers noms étaient rayés de la liste et que le mien apparaissait à la vingt-et-unième place. Quand j'en demandai le sens, on m'expliqua que ces vingt noms barrés étaient les traîtres qui avaient déjà été assassinés. J'allais être le prochain car quelqu'un m'avait désigné moi aussi comme traître. J'en demandai la cause. La discussion reprit:

« Est-il vrai que vous vous rendez régulièrement au Camp de Police Sipepa? me demande le chef. Oui, c'est vrai. Et pourquoi? Vous savez bien que ces policiers appartiennent au régime ennemi de la Révolution et du peuple.
J'y vais justement pour demander à la police de rendre les biens volés à la mission. Beaucoup de brigands volent le bétail, les biens des écoles et des religieuses. Ils volent aussi les Pères de la Mission et leurs ouvriers, et ravagent leurs champs et leurs jardins. Cependant, je demande aussi à la police de ne pas arrêter les responsables de ces vols et ils obéissent.

Vous avez bien parlé mon père. Vous ne mourrez pas parce que vous venez de nous prouver ce que certains de vos fidèles, qui étaient prêts à mourir pour vous, nous ont dit. Alors nous allons éliminer la personne qui vous a vendu.
Oh non, je vous en prie, ne la tuez pas! Merci de votre compréhension et merci d'épargner ma vie, mais épargnez aussi la vie de cette personne! Elle a probablement agi sans savoir. »

Après cette entrevue, vous pouvez vous imaginer ma joie d'avoir ainsi échappé à la mort et ma gratitude au Seigneur pour m'avoir sauver de la gueule du lion. Mon coeur s'est élargi pour les âmes, surtout après avoir découvert que certains de mes fidèles avaient été prêts à se sacrifier pour moi, alors que l'accusation était infondée. Un grand merci.

Père C.M.
Zimbabwe, Diocèse de Bulawayo
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Réflexion (extraite de la Revue « Vie Liturgique 2014 »


Dans son exhortation apostolique La Joie de  l'Évangile, le pape François nous invite à veiller et à espérer: « Il est évident que s'est produite dans certaines régions une "désertification" spirituelle, fruit du projet de sociétés qui veulent se construire sans Dieu ou qui détruisent leurs racines chrétiennes... "Dans le désert, on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et, dans le désert, il faut surtout des personnes de foi qui, par l'exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi tiennent en éveil l'espérance. " Dans tous les cas, en pareilles circonstances, nous sommes appelés à être des personnes-amphores pour donner à boire aux autres... Ne nous laissons pas voler l'espérance! » (no 86)
Sommes-nous de ces fidèles dont parle saint Paul, ceux dont toute l'existence proclame que Dieu est fidèle, en qui « est établi fermement » le «témoignage rendu au Christ » ? En ce temps de l'Avent, rappelons-nous qu' «aucun don de grâce ne (nous) manque » pour espérer et veiller, pour reconnaître et accueillir la bienveillance de Dieu.


PROLONGEMENT EUCHARISTIQUE

Tu es, Seigneur, notre Père et notre rédempteur.
Personne n’a vu un autre dieu que toi
agir ainsi envers son peuple.
Pour nous manifester ta bienveillance,
tu nous as envoyé ton Fils Jésus.
Il est venu se faire proche des pauvres,
soigner les blessés de la vie, les rejetés.
Il compte maintenant sur nous
pour être à notre tour
des porteurs d’espérance,
des témoins de la joie de l’Évangile.
En attendant son retour,
fais que nous soyons de fidèles veilleurs
qui attendent à la porte
et qui guettent le moindre signe
révélant sa présence. 
Puisque aucun don spirituel ne nous manque,
puisque nous avons reçu toutes les richesses,
celles de la Parole et de la grâce de Dieu,
fais de nous de ces disciples
en qui est solidement implanté
le témoignage de Jésus.
Durant ce temps de l’Avent,
donne-nous de nous laisser façonner par toi.
Nous sommes l’argile, tu es le potier.
Nous sommes l’ouvrage de tes mains.



Références Bibliographiques:

vieliturgique.ca

http://lapinbleu.over-blog.net/article-annee-b-temps-de-l-avent-1er-dimanche-125069090.html

http://paroissesaintefamilledevalcourt.org/mc_13,33-37__b__1er_dimanche_Avent_30novembre%202014.htm


http://prionseneglise.ca/index.php/360-celebrer-le-dimanche-avec-prions-canvas-53



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