samedi 26 septembre 2015

27 septembre 2015: 26e dimanche ordinaire (B)

L’Évangile ne cesse de nous inviter à la tolérance et à l’accueil des autres. Nous avons, pour nous soutenir, l’Esprit Saint qui souffle où il veut, au-delà de toutes frontières. Qu’il crée l’unité de notre assemblée autour du Christ ressuscité présent et agissant dans notre célébration.



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Les enfants sont influençables, en bien et en mal

1. Comme les fleuves, ‘l’amour’ dans le sens ‘d’affection intense’ descend bien plus qu’il ne monte. Il est naturel pour des parents d’aimer leurs enfants; ils sont les êtres humains qui sont les ‘plus capables’ d’influencer les petits auxquels ils ont donné la vie.
Après une période d’autonomie à l’âge de deux ans et de négation à l’âge de trois et quatre ans, l’enfant passe une étape où il est influencé fortement par ses parents; à l’âge de quatre et cinq ans, le petit garçon s’attache à sa mère, comme la petite fille se porte affectueusement vers son père, selon les psychologues. À cet âge, les valeurs, chères aux parents, peuvent être transmises facilement, en gestes et en paroles.

2. Tout en aimant leurs enfants et en désirant leur transmettre des valeurs, les parents peuvent ‘mal aimer’ leurs enfants, soit en étant trop sévères (ce qui est rare de nos jours), soit en laissant ‘trop faire’ leurs enfants.
Un parent, ce n’est pas quelqu’un qui se contente de dire des choses à ses enfants. C’est quelqu’un qui se sait responsable de la vie humaine de ses enfants. Un parent chrétien n’est pas un parent, qui parle de Dieu à ses enfants, qui leur donne le bon exemple et qui ensuite se désintéresse de leur vie chrétienne. Pas plus qu’un ouvrier chrétien ne se contente de donner le bon exemple en disant: "Les autres en feront ce qu’ils voudront, c’est leur affaire." Un chrétien se sent responsable de ses enfants, de ses compagnons de travail, même si parfois cela l’empêche de dormir. D’un côté, être en paix dans le fond de soi, si on a fait son possible, avec compréhension; de l’autre, vivre la tension de se sentir responsable de personnes dont on ne peut forcer l’action positive.

3. Les enfants ne peuvent s’éduquer par eux-mêmes, sans parent pour les guider, sans éducateur pour les éclairer.
Jésus est très bon pour les gens qui font le bien, même en peu de chose. Il est très sévère pour ceux qui font le mal en entraînant les petits.
Heureusement qu’à travers le mal, Dieu tire le bien.
Dans le tremblement de terre de Mexico en 1985, plusieurs bébés naissants furent retirés vivants après quatre et cinq jours sans nourriture. Que c’est étonnant! D’autres événements exceptionnels de survie d’enfants en bas âge se sont répétés à plusieurs reprises en 2000 et en 2001, un peu partout à travers le monde, notamment lors des tremblements de terre au Mexique, au Guatemala, en Inde, et des vagues de froid intense aux U.S.A. et même au Canada où on a parlé du bébé ‘miracle’ d’Edmonton.

C’est à nous de lever notre chapeau et de reconnaître la force du bien, de la vie et de la présence de Dieu, et la bonté des humains prêts au partage et à l’entraide.



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Changez vos cœurs


Les lectures bibliques de ce dimanche nous  révèlent un Dieu qui veut nous conduire sur le chemin de la Vie. Pour cela, il vient nous libérer de tout ce qui nous en détourne. Sur la route vers la terre promise, les hébreux n’étaient qu’un simple ramassis d’esclaves. Moïse avait été choisi par Dieu pour les conduire vers la liberté. Mais comme la charge devenait trop lourde, il a réparti son pouvoir en nommant des responsables. Dieu lui a promis de répandre son esprit sur ces derniers.
Mais un problème se pose : deux hommes, Eldad et Médad se mettent à prophétiser alors qu’ils n’ont pas été désignés. Josué les dénonce à Moïse. Il leur reproche un « exercice illégal de prophétie ». Mais on ne peut empêcher l’Esprit de Dieu de souffler où il veut. Personne n’en a le monopole. C’est vrai aussi pour nous aujourd’hui. On a longtemps pensé que seuls le pape, les évêques et les prêtres étaient les seuls à avoir le droit de parler de la part de Dieu. Aujourd’hui, nous voyons des chrétiens qui se forment pour exercer des responsabilités d’enseignement religieux et d’aumônerie dans les collèges, les lycées ou les hôpitaux. Et ce qui est extraordinaire c’est que l’Esprit est à l’œuvre même en dehors de l’Église. Il intervient aussi dans le cœur de ceux qui sont d’une autre religion et dans celui de tous les hommes.
Dans l’Évangile, c’est un peu la même question qui est posée à Jésus. Rappelons-nous, ils viennent de se disputer les premiers postes. Ils pensent qu’ils sont les seuls titulaires de ce pouvoir. Ils sont contrariés de voir un homme qui chasse les démons au nom de Jésus. C’est de la concurrence déloyale. Le Christ voudrait les ramener à un peu plus d’humilité. Il ne faut pas empêcher celui qui agit au  nom de Jésus. Comprenons bien, le démon c’est celui qui nous entraîne sur des chemins de perdition. Si on le chasse, on ne peut pas être contre Jésus.
La suite de l’Évangile nous montre les avertissements sévères à l’égard de celui qui entraînera la chute d’un petit. Faire tomber un disciple qui a décidé de suivre Jésus est extrêmement grave. Quand saint Marc écrit son Évangile, il pense à ceux qui ne sont pas de « notre Église ». Parmi eux, se trouvent des sympathisants qui sont prêts à franchir le seuil. On ne doit pas les refouler. Bien au contraire, nous sommes envoyés pour travailler au salut de tous les hommes. Dieu les aime tous et il ne veut pas qu’un seul se perde.
Dans l’Évangile, nous trouvons trois exemples pour prévenir la chute. Jésus nous parle d’abord de la main. Elle est faite pour recevoir les dons de Dieu et les partager. La main qui entraîne au péché c’est celle qui cherche à accumuler des richesses au détriment des plus pauvres. Elle n’hésite pas à frapper pour en avoir encore plus. C’est cette soif de richesses qui peut entraîner la chute d’un petit. C’est extrêmement grave, surtout quand ça vient d’un chrétien.
Le pied, c’est l’indépendance et l’autonomie. Il permet d’aller et venir. Aujourd’hui, nous comprenons que Jésus nous appelle tous à marcher à sa suite. Il est le chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous allons au Père. On peut pécher avec le pied quand on court vers le mal et qu’on y entraîne les autres. Pécher avec le pied, c’est se détourner de Dieu et s’engager sur des chemins de perdition.
Le péché de l’œil c’est de voir bon ce que Dieu déclare mauvais. Les yeux peuvent nous entraîner dans l’illusion et nous détourner de Dieu et des autres. Nous pensons au riche qui n’avait pas vu le pauvre Lazare au pied de sa porte. Son péché a été de ne voir que lui même et ses intérêts personnels immédiats.
C’est exactement cela que dénonce la lettre de Saint Jacques (2ème lecture). Il s’attaque à ceux qui accumulent pour eux richesses et argent. Il s’en prend à ceux qui  exploitent les travailleurs qui sont sous leurs ordres. Ces richesses qu’ils empilent « sont pourries ». Elles ne font que fausser les relations de fraternité et de justice. Si Dieu nous donne plus de biens, c’est pour faire plus d’heureux. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est l’amour.
Dans l’Évangile, Jésus nous demande de couper et de trancher. Il ne s’agit pas d’une mutilation ; ce qui nous est demandé c’est de rompre d’une manière catégorique avec ces habitudes qui nous entraînent au péché. Le Seigneur attend de nous un véritable retournement : que notre main soit toujours tendue vers Dieu et vers les autres, que nos pieds marchent à la suite de Jésus, que nos yeux voient les autres avec le regard même de Dieu, un regard plein d’amour et de tendresse.
En ce jour, nous faisons nôtres les paroles de ce chant : « Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle. Changez de vie, croyez que Dieu vous aime ! »

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